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Juste sous le couvert des jours heureux

 s’enfilent les jours d’attentes Le ciel a réuni son coton gris pour camoufler nos maux Les joies sont aux rayons des souvenirs Je les range par ordres chronologiques Reprenant des chemins aux pas des danses de l’adolescence Ma mémoire a les soleils qu’elle peut Elle se colore pour effacer le flou des rides Elle a toutes les audaces et s’invente des chorégraphies de gala

 

La terre peut bien tourner Les avions partir Revenir Le monde met son archéologie au vitrine et son passé dans des musées pour réinventer sa vie et gommer son présent de fantôme Pour donner une raison aux touristes de sortir des piscines

 

Je reste là Je joue de ma mémoire Je joue de la couleur sur les écrans Sur le papier La musique réinvente toujours les mêmes émotions Les trentenaires puisent leur inspirations dans les encres bleues mauves de tous les pionniers qui ont défrichés des chemins où ils viennent canaliser les courants d’air Ils rafraîchissent les musiques de ma jeunesse, trouvent de nouveaux accords, mordent jusqu’au sang leur angoisses pour en faire des riffes de guitare Et bercent leurs rêves en volutes bleues 

 

Dans les labyrinthes de ma mémoire je trouve toujours la porte du silence

La où tout commence là où tout fini Dans ce flou, porte du néant, je domestique mes angoisses sur le trône insipide de la solitude. Il y a ces coquillages bleus plein les cartes postales, ces fleurs tombées dans l’eau des orages ces mots que je voudrais dire…Mais je ne sais plus qui pourraient bien les écouter. Je m’efface  du jeu par la touche escape. J’écris juste pour réveiller ma mémoire, comprendre les raisons de mes pensées, les ordonner, en faire des patchworks.

 

Il y a de grandes piscines bleues pleines du vide de notre impuissance Il y a des orages pour gommer nos rêves Il y a des pannes pour plomber nos projets Il ya des mots que je n’écrirais plus pour les amis qu’y ont pris des bateaux pour aller trop loin. Il y a des poèmes que j’ai déjà écris pour personne et qui dorment depuis si longtemps que je me dis que ce dois être une autre qui les a écris

Dans une autre vie Je me dis que celle qui les a écrits était bien jeune

Et que bien des choses ont fondue de toutes ses belles idées de papier glacé

 

Reste le cristal de ma vie Reste l’amour pour les miens Qui me fait souffrir autant qu’il  me donne de joies Qui me font espérer autant qu’il me fait craindre

Face aux incommensurables conflits de toutes natures Face à l’incapacité chronique des hommes A régler leurs différents et leurs problèmes

De manières durables

 

Et comme l’eau qui coule dans les grottes amène toujours, depuis des siècles, les mêmes sédiments aux mêmes endroits les générations qui se succèdent apportent toujours un peu plus de raisons de se battre au lieu de s’entendre.

 

Combien de conflits avant de bâtir une arche de Paix Après quel déluge ? Inlassablement détruite et rebâtir Toujours aux mêmes endroits

La où les hommes se déchirent le berceau d’une hydre monothéiste à trois têtes

 

Avec leur désir de vivre tous à la même place mais pas en la compagnie des autres. Pauvres siamois aux chirurgiens suicidaires !

 

Ici c’est la paix depuis soixante ans Pas de militaires au coin de la rue

Pas de chars pas de bombardements Les seuls avions de guerre qui n’ont jamais survolés le territoire où je réside sont ceux des chasseurs Mirage qui patrouillaient en formation cruciforme et rase motte juste à l’époque où Bush à voulu faire comme papa et se refaire la guerre du golfe

Ceux aussi qui volèrent pour la dernière fois

A Dunkerque pour la commémoration de la bataille éponyme Qui eu lieu il y a eu soixante ans, en l’an 2000.

 

Ici nous buvons de l’eau propre, nous mangeons de la bonne nourriture Nous roulons en voitures Nous attrapons Du cholestérol du diabète de l’artériosclérose

Des infarctus  à cause de nos vies immobiles et stressées à la fois.  Où tout ce que j’ai connu enfant semble avoir fait place au béton et à l’asphalte 

 

Les arcs en branches de sureaux Les cerfs volants en papier kraft et queues de papillotes Les cordes à broches enroulées à nos poignés pour faire sauter les pétards Les marchands de glace en triporteurs Les glanes de début septembre pour ramasser les pommes de terre N’existent définitivement qu’aux rayons de la mémoire. Les majorettes et les Lego Les Play-mobiles les quarante cinq tours aussi

 

Mais les vieux mangas eux Existent toujours sur les chaînes de télés

Dans les caisses à jouets parfois où les enfants jouent avec les mêmes choses que leurs parents. Réunissant trois ou quatre générations Grands parents, parents, et enfants. Mais ce sont les petits qui apprennent aux grands parents tous les secrets de l’informatique En cela le monde change La technologie a réinventé nos vies Ouvrant toutes grandes les portes de la créativité.

 Aiguisant l’imagerie de nos rêves.

 

Nous avons compris qu’il ne servait à rien d’acheter trente cinq euros une concession sur la Lune ou sur Mars La porte des étoiles elle est là. Elle embarque dans un voyage dans le temps toutes les générations d’avant et après guerre Qui ont grandi et évolué entre le cinéma muet noir et blanc jusqu’au technicolor et à la stéréo pour évoluer vers la télé l’informatique et toutes ses possibilités techniques. La machine à rêves est bien rôder pour le monde des citadins du monde entier

 

Et dire que les petits enfants de la brousse ne croient pas que l’homme a marché sur la lune parce que ce n’est pas écrit dans le Coran !

 

 

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