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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:33
A SILENCE ROMPU  (dépot légal 1986)   souvenirs de jeunesse...

FETES

On a lavé les verres

Vidé les cendriers

Et sur un coin d’hiver

Refermé les volets

Tout le monde est parti

On s’endort sur la nuit…

Quand la fête est finie

L’espace devient grand

Comme une église vide

Pour les yeux d’un enfant…

Mes fêtes à moi

Quand revient le silence

Le passé de mes joies

Sur les routes de France

C’est des visages flous

Dansant dans les remous

Des vagues de la mémoire…

Des dessins sur le sol

Pour une maigre obole

Des émaux, des bijoux

Que l’on vend quatre sous…

Une fille qui danse

En robe de gitane

Autour d’un feu de bois…

Quand on vit ce qu’on pense

Contre ceux qui condamne

Jusqu’aux bouts de nos joies…

C’était des flûtes indiennes

Et de vieux tambourins

On oubliait nos peines

On vivait sans chagrin…

La mer et les

Vivaient dans nos chansons

On hissait la grand voile

Tout droit vers l’horizon…

Et mes fêtes au passé

Se couchent sur le papier

Papillons enlacés…

L’AUTOSTOPEUSE

L’asphalte me collait

Aux semelles des souliers

Et dans l’air ondulaient

Les autos des vacanciers

Les oiseaux ne chantaient pas

Seuls criaient les corbeaux

Même sous les arbres il faisait chaud

Et la pluie qui ne venait pas

J’sais que là bas on m’attend

Mais je fais celle qui à le temps

Comment faire autrement

Y’a que mon pousse devant…

Les routiers sont sympas

Et plein de bonnes intentions

Il m’a pris dans ses bras

Pour descendre du camion…

Celui-là dans sa Mercédès

Me traite de petite peste

Y’a vraiment des cinglés

Ca d’vient dur de voyager…

Les virages ce n’est pas l’pied

Un type par trop pressé

En Porsche nous a doublé

Puis s’est planté dans le fossé…

Décidément pas de veine

V’là l’sosie de Franck Einstein

Et il croit sans trop d’peine

M’emballer pour son week-end J

e dis que j’suis finlandaise

Toujours courir pour qui m’baise…

Allemand, anglais, chinois

Y’a pas moins raciste que moi

J’apprends les langues en voyageant

Ça sert et ça passe le temps

Sur la plate forme du camion

C’est l’heure de la récréation

Des guitares et mes sabots

Balancent un drôle de tempo…

Sept cent bornes sur la journée

J’arrive et j’suis crevée

Reste à traverser le port

J’arrive quand tout le monde dort

Reste une place près de Robert

Sur le matelas posé par terre

Hé ! Pousse toi j’viens m’coucher

On a toute la vie pour s’aimer…

LE PETIT CHEVALIER

Je suis un petit chevalier

Avec la terre dessous les pieds

Avec le ciel dessus les yeux

J’irai te retrouver

J’irai te retrouver

De langue d’Oc En langue d’ail

Partout sur terre

Et où que j’aille

Le soleil guidera mes pas

Liberté devant moi tu vas

Belle dame au sourire cruel

Belle dame au corps de dentelle

Sur terre il y a tant de faille

Mais mon cheval compte ses pas

Il ne faut pas que je défaille

Je prends la route jusqu’à toi…

Les pèlerins au bord des routes

Tous les pendus du coin des bois

Mais il faut que j’aille coûte que coûte

Même si je tremble quand je le vois

Liberté belle dame cruelle

Avec ton visage d’aquarelle

Je sais de partout tu m’appelles

Je suis prêt à mourir pour elle…

Le soleil danse le soleil courre

L’hiver n’est plus loin maintenant

Si ma course dure par amour

J’en briserai peut-être le temps

LE VOYAGEUR

Il vendait des bijoux

En or à quatre sous

Portait autour du cou

Un symbole bizarre…

Il voyageait, aéroports ou gares

Et sa voix douce flottait sur sa guitare…

IL venait de nulle part

Il n’avait pas d’histoire

Et ses chansons ne parlaient pas de gloire…

Il roulait son tabac sur sa cuisse

Portait des cheveux longs et lisses

Parfois ses yeux se fixaient sur ailleurs

Se tournaient vers son aventure intérieure…

Il menait sa vie

Comme on cueille un fruit

Selon la couleur et l’envie…

LE TEMPS DU BERGER

Tu vois, disait-il souvent

Et je ne voyais que le vent

Qui descendait la cheminée

Du feu de bois qui nous chauffait

Dans la vielle auberge cachée

En amont d’un petit ruisseau

Qui vers la mer s’en allait

Du côté de St Malo…

Tu vois, disait l’ami André

Avec sa tête de berger

Et je les voyais qui passaient

Les nomades du temps présent…

Ils avaient des regards très bons

Leurs gestes simples témoignaient

D’une nouvelle civilisation

Où l ‘inutile était absent…

Tu vois, me disait le berger

Avec sa barbe de mille ans

Il n’avait pourtant que vingt ans

Et ses yeux miroirs m’envoûtaient…

Ils vivaient tous un autre temps

Où le présent n’avait plus cours,

Leur musique avait des accents

Qui me parlaient d’étranges amours…

Tu vois, me disait-il souvent

Nous partagions joies et tourments

Et malgré la nudité de leurs peines

La pudeur demeurait quand même…

De cet univers demi-teinte

Caché au creux d’une vallée

Il me reste encore des empreintes

Et je ne peux les effacer…

Tu vois, disait-il souvent

Et je ne voyais que le vent

Qui dansait dans toutes les futées

Du grand jardin qui s’endormait…

PIERROT LE FOU

Il modelait dans l’argile des champs

Les masques d’horreur des naufrages

Qui crachaient des injures au vent

Les jours de torpeur et d’orage…

Il rêvait d’écrire des histoires

Pour abolir le désespoir

Et faire des vieux des enfants

Mettre des rires sur les tourments…

Il voulait bâtir un musée

Pour y garder cristallisés

Le flamboiement des soirs d’été

Et les matins d’hiver givrés…

Il croyait aux roues de la vie

A un monde mystique qui crie …

La mort avait des attraits pour lui

Découvertes des artificiels paradis…

Il avait des yeux bien trop grands

Pour un visage ravagé…

Il avait l’âme écartelée

Entre l’amour et le néant…

Il avait un rire de dément

Quand il voulait défier l’ennui…

Le feu avait des attrait pour lui

Bien plus fort qu’un désir d’amant !

On l’appelait pierrot le fou !

Il était mon ami…

GITAN

Il se dit de Catalogne

Et courre dans les rues de Barcelone

Pour la grande féria

Les taureaux sur ses pas

Libre comme un homme

Et fou comme un enfant

Il vit comme le vent

Il vit comme le vent Gitan

Presque nu il traverse

L’eau glacée des torrents

Il ne craint pas l’averse

Ni la morsure du temps

Les fontaines et les sources

N’arrête pas sa course

Il vit comme le vent

Il vit comme le vent Gitan

Il a du feu sous la peau

Quand il chante c’est beau

C’a fait trembler les prisons

Il s’envole comme l’oiseau

Brise tous les barreaux

Il vit comme le vent

Il vit comme le vent Gitan

Son regard n’est qu’une flamme

Qui crève le cœur des femmes

Quand l’amour vient à lui

Il le cueille comme un fruit

Et il mord à belles dents

Il ne fait pas semblant

Même s’il repart avec le vent

S’il part avec le vent Gitan…

LE CLOWN ET LA FUNAMBULE

Le clown arrive encore une fois

Sur la piste baignée de lumière

ce spectacle il est le roi

Avec ses gestes et sa misère

La forêt restée au vestiaire

L’attend pour mieux le dévorer

Mais pour l’instant dans la lumière

Il voudrait juste l’oublier

La funambule sa sœur son amie

Marche là haut sur son nuage

Et parfois des yeux il la suit

Tremblant de peur pour son jeune âge !

La funambule danse en silence

Oubliant qu’elle pourrait tomber

Et vers l’autre planche, elle s’avance

Avec grâce et légèreté

Elle vit son rêve de porcelaine

Perdue sur un fil bleuté

Chassant son angoisse et sa peine

Son âme vibre à éclater.

Le clown voudrait tant l’appeler

Mais il ne peut rien faire pour elle

Car le spectacle est commencé

Car sa danse est bien la plus belle

Et le clown ne peut que trembler

Pour sa moitié d’âme qui plane

Mais elle continue à danser

Même si elle sait qu’elle se damne !

MES AMIS

Quand on leur coupe tous les compteurs

Ils vivent sur le capital cœur

Ils savent qu’au printemps des hommes en noir

Viendront mettre leur lit sur le trottoir...

Malgré tous les diseurs, les sermons

Ils n’ont jamais su garder un rond

Et quand ils en ont c’est la fête

C’est aux amis qu’ils payent leurs dettes…

Ils vivent une éternelle adolescence

Entre la déprime et l’inconscience…

Mais il n’y a de mots plus sacrés

Pour eux que «gosses et amitié ».

Ces deux mots justifient tout

même devenir des loups

Mais quand on vit en marginal

On se crée sa propre morale…

Et quand ils flambent qu’ils me font peur

Ils me disent «t’embête pas petite sœur !»

Ce sont mes amis mes frangins

Avec eux y’a pas de chagrin

Je les regarde sans les juger

Je ne veux que les aimer.

L’HOMME FATIGUE

Un homme brun hier soir

A pleuré sur mes mains

M’a ouvert sa mémoire

Tout en m’offrant demain…

Cet homme avait si peur

Le temps coulait entre ses doigts

Sans qu’il puisse en retenir le bonheur

Qu’il voulait modeler pour moi…

E t c’est moi qui ai pris

Son visage dans mes mains

Et c’est moi qui ai dit

Les mots qui font du bien…

Et cet homme fatigué

De lutter à contre vent

A posé son épée

Pour oublier un instant

La torture du temps.

VIVRE

Refuser la loi des moteurs

Courir marcher pédaler

Respirer bouger son cœur

Dans la lumière de l’été

Ou dans la neige de janvier

Savoir s’accrocher à la barre

Vouloir bouger face au miroir

Sur la musique danser des heures

Et sentir ruisseler la sueur

Aller plus loin sans avoir peur

Dans la quête du bonheur VIVRE !!

LE DANSEUR

Le miroir t’invente les traits des épousailles

Orphée ne te retourne pas !

Marche ! Fragile ! Torturé ! Impétueux…

Clown digne et grave

Empêtré entravé par l’aveugle immonde

Danse contre le monde

La lumière t’embrasse…

Tu seras l’oiseau bleu

Non, Nijinski n’est pas mort,

Il dort

Tu l’éveilleras…

L'ANGE

Viens maintenait et à jamais

Mon amour

Fais vivre ton désert mourant

Par la pluie

Et laisse ta vie sacrée

A la mémoire de tes peines

Libère toi de tout

Et tu pourras vivre mon amour

Et voir les étoiles

Enchanter tes nuits de veille

Et tu retrouveras le soleil

Et le sens magique de sa lumière

N’aie pas peur de te lever

Et de voler, quitte à tomber

Tu pourras voler

Et je pourrais vivre, mon amour

Et tu trouveras ton refuge dans mes yeux

Et si tu as peur de tomber

Prends ma main

Et tu pourras voler

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:59
jardin de la "Grande maison" (aquarelle)
jardin de la "Grande maison" (aquarelle)

Le bonheur

La lumière est plus forte que la poussière

Chaque jour nous conjuguons

Le bonheur ou l’angoisse.

Quelle que soit la proposition du jour

Nous cherchons la beauté et l’épanouissement

Nous marchons sur la pointe du cœur

En équilibre sur l’arc en ciel des sentiments.

Les structures qui cloisonnent nos vies

Nous font marcher dans les couloirs,

des labyrinthes : Nos vies et nos amours s’y étiolent…

Nous bâtissons trop souvent nos vies

Sur la futilité du quotidien

En ignorant l’attente des autres !

Les cœurs sans amour sont des voies sans issus

On respire plus large quand le cœur bat

La vie sort de la coquille

Où elle abrite sa petitesse.

Ce sont mes yeux et ce sont tes sourires

Ils tissent la toile de nos jours

Souvent le bonheur danse en filigrane de nos vies

Nous le laissons à cet état de transparence,

A cette discrétion ;

Nous ne voyons que le côté sombre qui nous alourdit…

Le bonheur danse en filigrane de nos vies…

Il suffirait, peut-être, d’une haleine d’amour

Pour lui donner toute sa couleur !

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:52
petite afghane (pastel)
petite afghane (pastel)

Nos mains tendues

(à Thomas)

La mort sépare les corps

L’amour confond les âmes unies

Les maillons de la chaine

Rendent l’humanité solidaire

Dans l’espérance du meilleur…

De nos pas d’aveugle

A nos mains qui se tendent

L’espoir distille l’essence

Carburant de l’étincelle d’amour…

Nos mains se confondent

Sur le dos du jour

Nous sommes à cheval

Vers la même fin de siècle…

Le monde nouveau sera possible

Quand l’amour et la vie

Auront gagné la course

Face au fric et à l’armement…

La conscience humaine universelle

Sera le flambeau que nos enfants

Tiendront entre leurs mains

Pour illuminer la terre…

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:43
mère et enfant  (pastel)
mère et enfant (pastel)

Mots et maux

(A Patrick Mortal)

Consommation :

Abstention

Frustration

Ou absorption

Sans condition

Du plus con.

Prostitutions :

L’empire des sens

Sans décence

Désespérance

Pédophilie :

Des cas de décadences

A cadence casse-enfance

Psychologie :

Décorticage

Balayage

Nettoyage

Des marécages

Causés par l’âge.

Caricatures :

S.D.F Sans défense fatigué.

P.D.G. Pas de grâce !

C.G.T. Commisération de générations tondues.

A.N.P.E. Absolument nul pour l’emploi.

A.S.S.E.D.I.C. Assume solidarité sollicitée dès inscription chômage. (c'était avant Pôle emploi...)

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:33
mère indienne et ses enfants (pastel)
mère indienne et ses enfants (pastel)
Les ombres de l’ignorance
(À Klaus Schulze, pour « shadows of Ignorance »)
Face au futur
Libre de tout
Regarde au-delà
Où rien ne s’accumule…
C’est l’amour qui s’accumule
Et c’est l’amour qui tombe
La désillusion qui nous brise.
Les rayons du soleil brillent trop fort
Au travers des ombres de l’ignorance…
Apprend
Rien ne se crée sans proposition
L’ignorance est le choix de ne pas connaitre.
Aussi, traverse Le désert pour aller plus loin…
Laisse ton rêve devenir réalité
Découvre les sentiments de ton cœur !
Pense que le soleil pourrait briller la nuit
Pense que le soleil pourrait ne pas briller…
Je te soulèverais de mes mains
Et te regarderais grandir
Appelle-moi avec ton cœur
Laisse-moi écouter ton âme réjouie…
Laissez les peuples de la terre
Accéder à la connaissance
Le temps de l’évolution est arrivé
Débarrassé des jougs et du son des tambours…
Le futur corrige le rythme
Des mauvais influx nocturnes…
Laisse venir les choses
Laisse monter ta danse libératrice
Laisse le soleil se lever sur la colline
Il sera toujours là !
Cependant, rein ne peut commencer
Quand au delà de nous
Autour de nous
Partout où nous allons
L’amour est endigué par la raison…
Tu sais tout cela
Tout est amour
Et tout doit grandir
Tout le destin connu
Est amour et doit être révélé…
Le destin est ce que tu fais
Quand tu es toi-même
Ce que tu es avant d’avoir été !
Tout ce que je veux donner à être
Ne tient pas dans la révolte
Ca ne se justifie pas Il faut juste être.
Et c’est pourquoi
Le plaisir et le pardon
Chaque jour de ma vie
Me suivront
Plus vite qu’un cheval au galop
Plus prompt qu’un rayon de lumière
Traversier.
C’est la place
Le plein espace
Où demeurer.
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:25
petite madonne   (pastel
petite madonne (pastel
Dernières nouvelles de Dieu
A jean Magri
- « Dieu est un petit bonhomme sans cheveux qui fume sa pipe au coin du feu » Disait mon grand-père, qui était chauve mais fumait des « roulées ».
-« Dieu est votre Père », disait le curé
Mon père à moi est un incorrigible rêveur.
-« Dieu est notre Seigneur, »
Pourtant on vit en république Jésus serait-il mort décapité ?
-« Dieu est amour » disait la bonne sœur,
Peut-être amoureuse d’un homme presque nu et en croix…
-« Bon Dieu, Sacré non de Dieu, Dieu merci !... »
Dieu est un plat universel servit à toutes les sauces.
Dieu unique ou multiple, l’homme a donc toujours besoin de béquiller son destin avec des mythes, des fables, des commandements…
Il ne peut se résoudre à n’être que de passage sur la terre. Il rêve d’un envol pour sublimer son existence de rampant.
Les Dieux du bien et du mal sont dans nos têtes bien cachés sous une couche de lieux communs inculqués et assénés depuis l’enfance.
Nous les sollicitons de nos prières, nous les provoquons de nos vices. Ils nous séduisent et nous les apprivoisons en des luttes intestines sur la corde raides d’un équilibre toujours à renouveler.
Le Dieu à découvrir c’est l’Autre, mais nous avons tellement à faire avec le Notre !
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:08
oiseaux   (aquarelle)
oiseaux (aquarelle)

12 poèmes pour l’an qui passe

Janvier

Quelle que soit la proposition du jour
Nous marchons sur la pointe du cœur
En équilibre
Sur l’arc en ciel des sentiments

Février

La quintessence de la vie
Reste blottie dans les profondeurs
Génitales d’une terre avare
De sa fécondité.

Mars

D’une nature avachie
Par les mois d’hiver
Rien ne transperce de printemps
Que le chant d’un merle renaissant
A la chaleur de la vie.

Avril

Les arbres se peuplent
Aux mille rives de leurs branches
Les oiseaux dansent une sarabande
De lumière Le ciel entraîne sa bohème
De nuages cavaleurs.

Mai

Le pâtissier du printemps
Décore les gâteaux des magnolias
Et les pièces montées des marronniers
De douces fleurs de pain béni
Pour les noces de la nature.

Juin

Enivrée de parfums capiteux
La terre frissonne et s’épanouit
Depuis le ventre blond des plaines
Jusqu’aux forêts ébouriffées.

Juillet

Des parfums de femmes
Voluptés des soirs d’été
Pour un feu d’artifice sur le port.
Août L’orage irise sa couette de cumulus
Au pinceau de la lumière
La plaine creuse les reins
Sous la caresse du vent.

Septembre

Dernier dimanche d’été
Douce lumière berce les bruyères
De bruissement en mystère.

Octobre

Avec tout ce vent
L’amour se serait-il fané ?
Les hirondelles s’en sont allées.

Novembre

Un soleil rouge frôle
L’or est répandu à nos pieds
La pluie chante pour l’enterrement des feuilles

Décembre

Le chant de la terre
Vient du plus profond de nos souffles
Nos désirs creusent nos délires
En tant de moissons à venir !
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 18:58
aquarelle perso....
aquarelle perso....

7 petits poèmes (A Georges Piou)

An 2000

Il faut des hommes forts

Pour crier l’espérance

Pour bannir la souffrance

Forts à soulever les montagnes

A faire rentrer la lumière au fond des bagnes….

Sarajevo (en guerre)

Voler des images à cette ville

Qui respire encore Les tripes à l’air…

De ton camp

A vingt mètre du cimetière

Tu es venu pour nous dire : « Je suis vivant !»

Solitude

Ecrire des mots pour personne

Sur cette feuille qui me pardonne

De torcher mon âme sur elle

Pour finir dans un tiroir-poubelle.

Fragments

Le cours de la vie

Laisse derrière lui

Des flaques de solitude

Des fragments de vie

Les coquilles vides

Des amours mortes

Nos rêves brisés

Bouteilles à la mer

Chargées de message

Des détresses qui n’auront

Jamais trouvé l’oubli…

Souvenirs

Tu es sorti de mon décor

Comme un figurant de passage

Ton silence devient plus fort

Et mes souvenirs font naufrage.

Au-delà, eau d’ici

L’eau d’ici coule sur moi

Et l’au-delà est ton lot

L’eau d’ici glace comme neige

Et l’au-delà ton sortilège.

Tendresse

Ombrer la page du vivant

Par l’étreinte d’une

Retrouver le chant du cœur

Par le pouvoir des mots libre-prisonnier

D’une tyrannique tendresse

Garder juste ce qu’il faut d’âme

Pour la noyer dans les yeux d’un enfant.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 11:45
cap Gris Nez (juillet 2015)
cap Gris Nez (juillet 2015)

Le poète (à Lucien Wasselin)

J’écris en lettres de vent
Sur la face du feu
Je danse au bord du présent
Sur la corde tendue des vœux
« j’écris pour les siècles à venir »
Pour que naisse de mes désirs
L’enfant de mes rêves inachevés
Quintessence de nos étés
Transcendance de nos délires

Pécheurs de mots ( à Raphaëlle Leclerck)

Nous lançons nos filets
En quête de rêves
Nous les laissons glisser vers eux
Nos pensées vagabondent
Le long des grèves où nous accostons
Notre figure de proue
Arbore nos sourires,
Ceux que nous avons
Quand nous chantons au-dessus de la houle…
Nos barques de solitudes
Tirent des bords
Vers l’île de nos retrouvailles,
De tendres alizés nous y berceront
Dans le hamac des fantasmes
Jusqu’aux brumes du réveil !

Séjour à Wissant (à Robert)

Le site des 2 caps
Du gris Nez au blanc nez
Toute une gamme en camaïeu
Pour rendre les vents heureux
Au mariage des deux mers
Avec pour cortège
Une troupe d’oiseaux rieurs
Et pour voile une flottille d’optimistes.
Blockhaus Cauchemar de mon père
Au cœur brisé par le béton
Et le plomb
Un jour la mer sera plus forte que votre armure
Elle abolira votre hideur
Pour laver l’injure de vos massacres.

L’enfant du vent

Comme l’araignée accrochée à son fil
Comme l’esquif emporté par la voile
L’enfant danse avec la toile
Verte et noire du cerf-volant
Et il trire bondit et tressaute
Comme un bouchon
Au bout de la ligne du vent.

Mort d’une princesse

La plage est déserte
La buraliste s’inquiète « Que vont-ils faire de toutes ses fleurs ? »
Le monde s’immobilise
Un moment
Et regarde partir
Le Grand Lys Blanc
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 17:51
arbre tracé à la plume....
arbre tracé à la plume....
~~Poézine gratuit et aléatoire
Trimestriel N° 76 automne 2015
Les auteurs sont seuls responsables de leurs écrits
Yvette Vasseur. 9, rue de la Gaieté 59420 Mouvaux
E-mail : yvette.vasseur@orange.fr
http://yzarts.over-blog.com
Pour participer: envoyer quelques textes inédits (20 lignes max.) + 4 enveloppes timbrées pour les expéditions,
ou adresse e-mail
Ligne de vie
Pas besoin de tendre la main
Pour acheter ce qu’il faut
Pour garder le pouvoir…
Pas besoin d’attendre demain
Pour trouver la mort et sa faux
Pour prendre le pouvoir
Mais pour tout le reste
Je vous prie de voir le geste
De celui qui
Veut prolonger la ligne de vie
Pour l’humanité souffrante
Pour l’humanité errante
Pour le S.A.V. de la guerre
Pour ceux qui souffrent l’enfer
Pour tout ce reste
Il y a le charity-business
Et je vous prie de voir le geste
De celui qui
Veut prolonger la ligne de vie….
Le 8 aout 2015 Y.V.L. dit YZA
Il pleut sur septembre
Il pleut trop !
Les flaques reviennent
Habiller le sol. Il pleut fort !
Les flaches chères à Rimbaud
Brillent des lumières du quai.
Il pleut sans arrêt !
Le bleu du ciel languit
Derrière un rideau de nuées.
Il pleut sur le quai !
Il pleure dans mon cœur.
Verlaine me console.
Il pleure derrière mes yeux,
Dans mes pensées.
Et le temps m'aide !
Il pleure sur le passé,
Sur ce que fut ma vie
Qui coule comme l'eau !
Édouard Richebonne
Pour BRIGITTE
Sens-tu le parfum de la lune ?
Il est pour toi
Descendu ce soir
Telle une écharpe bleue
Roulée Puis déroulée
En volute apaisée
Le parfum de la lune
Enlace Ta nuque fine
Lui seul
Te réchauffe
Tu veux le caresser
Yann Verner
Toutes les villes ont leurs histoires de sang
De sel frais
De carnavals aux fûts des arcs-en-ciel
Toutes les villes ont leurs histoires d’hommes
libres
Des mots à dire sous la fumée des cigares
Des femmes de paille consolatrices des douleurs
Des victoires remémorées au salon du souvenir
Des hommes en guerre sans fin dans leurs misères
Et des remords quelque part dans le cœur T
outes les villes ont leurs rues d’enfants inanimés
Des blessures noyées dans le fond des nuits
Des amis disparus à l’orée des étoiles résignées
Des fiancés trahis jusqu’à l’humiliation suprême
Toutes les villes ont leurs histoires de deuil
Deuils et mélancolie dans les limbes de la terre
D’hommes bouleversés vers les mélasses du quotidien
De mains mouillées aux ancrages des paquebots
De marins et de marchands d’opium aux racines de l’oubli
De navires pleins de filles amoureuses qui rêvent de paradis sur terre
Deuils de pluie glacée aux sept plaies de l’Égypte
Ô lait blanchissant mon âme contre tout fruit défendu
Histoires d’éternels passagers contre le temps
Vagues d’une égale naissance
Voyageurs souverains de chaque matin masqué du soleil
De chaque jour
De chaque feuille morte du bout des doigts
De chaque enfant
De chaque homme libre privilégié sans fin
À qui il eût fallu à grands pas
La haute délivrance des jours sans elles
Les villes qui pleurent aux limons des vacarmes
(Villes, 25 juillet 2005) John Nelson
One man show
Chanteur a cappella, danseur par raccroc et satiriste improvisé, il n’a pas répété. Il n’en a pas besoin. Voix forte et bien timbré, présence physique, il a presque tout pour plaire, et son public, ici, n’aura qu’indulgence tranquille pour ces imperfections, vocales ou rythmiques, qui émaillent sa prestation. Comme chaque matin sans ordre préétabli, il pousse la chansonnette, version œcuménique et accrocheuse. A rebours de l’hiver, ses mélodies d’anciens étés et ses refrains d’une autre époque réveillent les sourires, ravivent la nostalgie, réchauffent les cœurs. Agglutinés malgré eux, l’air faussement détaché, ses spectateurs d’un moment ont l’allégresse montant en flèche….
Philippe Veyrunes.
A cet homme portant une barbe d’ancêtre
Les gens donnent vêtements et chaussures
Parce que ses poches demeurent trop vides
Et s’habiller soi-même coute trop cher
Il n’a pas les moyens tout simplement
N’ayant que sa barbe qui ferait dialogue
Les gens ne trouvent pas exactement quoi lui dire
Sauf peut-être quelques uns lui jetant une veste chaude
Il recueille aussi des chemises et autres tissus
Mais une machine à laver coûte trop cher
Cet homme peut parler gentiment pendant des heures
A l’un ou à l’autre qui prendrait plaisir à l’écouter
Mais personne et aucun n sait ce qu’il pense
Il existe un en deçà nouveau qui ne peut apparaitre maintenait.
Gérard Lemaire
Crépuscule et lenteurs
Sur les grèves s »enfoncent les pluies
Se détisse
Le fil des orages
Poreuse y est l’écume chevelure
Tournoient les souvenirs de l’eau
Au gré des brumes et des dunes
Le sel du silence griffe les visages
Le vent des venge
Quelques flaques vigilantes
Dépositaires des secrets du ressac
Mirent les vieilles falaises
Jusqu’à dissoudre leur écho
Jean Louis Bernard
Vie…
Un soleil de nuages
Un ciel d’acier
Une vie morne et sage
En bas des silhouettes de papier
- Mais faut-il se souvenir -
- mais pourquoi être triste
Quand après tout ou devrait rire
Au lieu de ça on se fait raciste
Et on se crée des problèmes
Pour vivre comme des fous
Alors que simplement on aime
Tout ce qui nous entoure tout…
Gilbert Marqués.
A Christine Delcourt
Cris de l’amie aux hombres
Héroïne d’une poésie réelle
Rêves purs et sans ombres
Ivre l’esprit vole léger
S’anime clair comme l’onde
Toi si leste et sensuelle
Innervée de libre laurier
Native quand pointe l’aube
Edifie la force de l’amour.
Gérard Millotte.
Un acte manqué
Un homme s’avance vers nous. Il est plus menaçant que tous les autres passés avant lui à la même place. Il peut tout à fait sortir un revolver de sa poche et nous abattre un à u en toute objectivité. Personne ne le jugera. Les survivants diront qu’il était trop fou pour garder contenance. Mais nous éprouvons le besoin de lui raconter cette histoire qui nous attire au-delà de nos certitudes plus confortables. Nous voulons nous sentir agressés pour sortir de cette foule compacte dont les membres se noient dans l’anonymat. C’est si facile d’être un héros quand il s’efface à minuit après son crime. Comme si nous avions oubliés une mort précédente qui aurait tué notre transparence, puis nus jouons des regards tristes qui ne veulent jamais rien dire. Pour avoir une petite place au milieu de tout ces dos nous nus frottons à des visages bloqués par l’image du crime à parfaire demain ou dans une autre vie.
Gérard Maltaverne.
Un arbre doit croitre
Nous devons planter une semence
Compagnons
Sous ces valves, sous ces tuyauteries
Un grand arbre doit croitre tout de suite
Avec de grosses branches
De puissants nids
Chercher cherchons entre nos lèvres
Mordues par l’amertume
Par l’insulte.
Nous ne devons pas attendre, tergiverser.
De nombreux arbres doivent se dresser
Dans le ciel
Avec des dimensions énormes
Des transformations de fond en comble du monde.
De nombreuses vies attendent confinées
Dans les taudis de leur âme.
Aujourd’hui même compagnons, nous devons enterrer la semence
Aujourd’hui même l’arbre commencera à pousser
Aujourd’hui même il commencera à ronger
A renverser la souffrance, l’accablement.
Ferruccio Brugnaro
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Published by Yza
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