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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 13:28

Chapitre 3

 

 

Oméga essayait, autant que possible, de recycler toutes ses ressources naturelles.

il lui fallait se nourrir se vêtir et protéger la structure de son dôme de vie créer pour protéger cette civilisation de « survivants » des rayons cosmiques devenus brulant par la dégradation de la couche d’ozone.

Il lui fallait protéger ses bases des tempêtes et des tsunamis fréquents qui avaient submergés la planète détruisant les humains et peu à peu leur stabilité de vie dans des régions perpétuellement inondées.

Durant les siècles précédents, les gouvernements n’avaient plus le temps, ni de reconstruire, ni de faire des digues, ni de reloger les populations dans d’autres régions plus sécurisées. La surface habitable devint de plus en plus restreinte. La surpopulation des zones plus sécurisantes entraina des élevages intensifs qui propagèrent des virus de plus en plus incontrôlables, ’qu’il fallu gérer en plus de ceux que certains pays belliqueux risquaient de propager au près de leur ennemis pour anéantir leur mode de vie et vouloir imposer le leur.

 

Il fallait donc à la dernière civilisation humaine, des ressources, qu’elle allait chercher « matériellement » dans le temps. Car toutes tentatives de sortir des bulles protectrices de leur méga citée aseptisée étaient vouées à une mort assez rapide.

 

La structure des vaisseaux de voyages inter-temporel avait le pouvoir de se dématérialiser et se matérialiser en peu de temps grâce à des molécules défragmentées exportables au travers de l’espace-temps et restructurées de manières programmées.

Ainsi les expéditions étaient préparées avec le plus grand soin. Il n’était pas question de déranger les humains de l’époque visitée, ni de perdre l’un des siens. Il fallait, éventuellement, faire « rêver » les habitants des époques visitées. Ne pas se mêler directement de leur vie, sous peine de ne pouvoir revenir pour accomplir sa mission, et de mourir anéanti, dans un monde dont il ne pouvait gérer la dangerosité.

L’équipe de Ganaël se chargea, lors d’une belle nuit de juillet du vingtième siècle, de rechercher de l’uranium dans des carrières abandonnées du limousin. Il leur en fallait peu, juste suffisamment pour éclairer et maintenir leurs réserves souterraines de vivres. Il y eu, cette nuit là, quelques fusées de feux d’artifices qui prirent des trajectoires inhabituelles, en prenant de drôle de couleurs, sans éclater nulle part. Les gendarmes dirent que cette nuit là avait due être trop arrosée...

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:22

Chapitre 2

 

 

Mébaël savait qu’il était temps pour lui de gagner le droit de voyager dans le temps, quinze ans, la moitié de sa vie. Comme tous les garçons d’Oméga il avait la carrure fluette le corps longiligne la bouche petite, le nez droit et les yeux fendus vers le haut. L’absence de pilosité rendait plus facile le port les combinaisons d’archéotonaute afin de voyager dans le passé.

 

Sa taille fluette, son un mètre soixante dix, obtenus par une longue sélection génétique, garantissaient que ce jeune homme serait un bon géniteur dans six ans lorsque sa propre croissance serait terminée. Alors commencerait pour lui la lente perte de certains de ses atomes qui hélas n’était plus régénérable depuis que la planète ne disposait plus des ressources qui furent les siennes pendant des millénaires.

 

La préoccupation des « adultes » d’Oméga était de chercher des solutions à leurs problèmes en voyageant dans le temps. Ils savaient qu’ils étaient les derniers hommes.

 

En compensation des prélèvements qu’ils faisaient sur les organismes vivants, minéraux, végétaux et animaux les Omégatiens avaient le pouvoir de bonifier les vies de ceux qu’ils estimaient être des « bonshommes ». De par leur transcendance invisible ils pouvaient donner un « coup de pouce » au destin afin d’améliorer le sort des humains du passé. Cette communication avec le « Ciel » donna le génie de quelques grands hommes qui devinrent précurseurs en matière de technologie et de science.

 

Les omégatiens étaient devenus des être supérieurs possédants toutes les techniques inimaginable et toutes les sciences y compris les sciences dites occultes telle que la transmission de pensée. Ainsi parfois l’humanité évoluait vers son destin meilleur en ignorant qu’elle le devait à sa dernière civilisation.

 

Mébaêl pris les commandes de son spatiolabe, ce sarcophage lui permettait de dormir et d’explorer son inconscient, de le diriger dans le temps et l’espace. Les courants qui s’établissaient autour de lui étaient de sa propre puissance, ajoutée à celle de tout son clan : ses congénères qui alliaient leur puissance mentale pour que l’élu du jour réussisse son initiation

 

Le clan de Mébaël était chargé de faire avançait la science à travers le temps ainsi il inspirait les chercheurs de toutes les époques, réunis en écoles ou individuellement.

 

Ils s’étaient indignés de l’hermétisme irrationnel des religions stoïques qui ne donnaient aucune liberté dans la voix de la découverte du corps et de son fonctionnement afin de ne pas perdre autant de vie humaines par ignorance.

 

Eux qui savaient ne pas pouvoir résoudre leur survie à long terme mettaient toutes leurs forces mentales à aider les hommes du passé à être meilleur, plus fraternel. Ils vivaient en clan et aimaient que les hommes soient guidés par l’intelligence et la fraternité. Leur spiritualité s’unissait donc à ceux qui avaient pour étique de défendre la vie sur terre.

 

Ils savaient trop à quel point le mal était toujours beaucoup plus près à servir d’appât aux hommes sur toutes ses formes. Ils savaient que ce mal ensevelirait la planète terre sous un manteau d’immondices qui stériliserait la terre et les océans faisant disparaître petit à petit toutes les espèces sauvages et vivantes au nom de la production industrielle sensée améliorer le sort des hommes à cause de leur nombre croissant.

 

Ils savaient que c’était un faux calcul, la terre était faite pour nourrir douze milliard d’humains à condition de savoir gérer convenablement ses ressources. Ce n’était pas souvent le cas sur la terre. Trop souvent un petit groupe d’homme décidait de la gestion de la survie de beaucoup d’autres et pendant que certains souffraient d’obésité, d’autres mourraient de faim, pour des raisons politiques et économiques déterminées en fonction des équilibres financiers et non des équilibres humains et des ressources naturelles.

 

 

Mébaël faisait brillait son sarcophage, signe qu’il était près au voyage temporel, la puissance de son cerveau utilisée au maximum de ses possibilités, grâce à des techniques de respirations et de concentration tenants compte de toutes les croyances accumulées par l’humanité et éprouvées par la science. Ainsi il savait à quel époque et à quel personne sa pensée allait s’adresser. La plus part du temps les siens s’adressaient aux hommes pendant leur sommeil ainsi l’inconscient était plus réceptif et les Omégatiens ne devaient pas lutter avec le côté fonctionnel et cartésien du cerveau en état de veille.

 

Ainsi ils avaient la puissance de laisser dans le cerveau qui se réveiller un message subliminal qui les prévenait, leur révélait des choses pour lesquelles ils avaient des blocages et les aidaient ainsi à résoudre jour après jour leurs problèmes mais aussi à aller plus loin dans leur recherche spirituelle et scientifique par la détente et la concentration qui pouvait en suivre.

 

Mébaêl fut promu dans la classe des « être de lumière ». Il avait réussi son passage. Transcendant les rêves de léonard de Vinci il lui avait suggéré d’écrire à l’envers tous les détails des machines de guerre que lui commanditaient les généraux de son pays. Léonard était « habité » par l’esprit du bien et « pacifiste » par conséquent il donnait des plans sur lesquels bon nombre de parties n’étaient réalisables qu’à condition de comprendre que toute écriture inversée correspondait à des partis de machines aux plans inversés ainsi il fabriquait des machines de guerre utilisables que par des gens suffisamment intelligents pour comprendre cette « inversion »… et ils n’étaient pas légion.

 

L’adolescent revient à sa vie de veille consciente et verticale en passant par les cinq phases du sommeil et se réveilla en se souvenant de son « contact » avec les félicitations et la bonne humeur de ces compagnons de clan.

 

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:51

Oméga et les Archéotaunotes

 

Chapitre 1

 

Il était une fois une civilisation si parfaite dans son fonctionnement qu’elle dépassait toutes les autres tant en sagesse qu’en technologie. Elle avait atteint l’apogée de ce que l’organisation sociale peut faire de bon pour l’homme sans peur de l’autre. Les hommes avaient enfin abolis la guerre, la cupidité, trouvé entre eux l’harmonie et l’entraide.

 

Ce monde parfait tant rêvé par tous dans le passé semblait enfin réalisé…

Un dôme recouvrait cette si belle culture. Il y régnait toujours une température douce, exempte de virus et de pollens, l’air y était filtré, l’eau y était protégée, préservée. La nature apportait ce que l’homme avait besoin en nourriture, tout était fait pour son équilibre. Plus personne n’était malade, plus personne ne cherchait querelle à autrui, tout semblait être fait pour que ce monde soit paradisiaque.

 

Cependant nous étions vraiment à une grave période de l’humanité. Si Oméga était si parfaite, c’est que le monde autour ne l’était pas du tout. Oméga était protégé par sa puissance, créée pour l’éternité, avec tous les moyens les plus sophistiqués pour cela, réunis dans le but de survivre au chaos.

 

La surpopulation humaine sur terre avait amené leur perte : grandes épidémies, manque d’eau, pollution, disparition de la faune sauvage, créant des déséquilibres irrémédiables sur la planète ne laissant à sa surface que des espèces domestiques, des espèces nourricières et des espèces dégénérées par la consanguinités ou vivants dans des laboratoires de survie des zoos.

 

Les hommes, à force de jouer les apprentis sorciers, avaient tellement créés d’espèces hybrides et clonées, tant au niveau végétal qu’animal, qu’ils avaient perturbés les résistances des différents organismes vivant sur cette planète. Leurs dégénérescences avaient apporté des virus contre lesquels les hommes ne trouvaient pas de vaccins, les organismes étant trop complexes. Les apprentis sorciers montraient leurs limites et la faille, la brèche dans leur belle avancée technologique avait créé le chaos.

 

Oméga était l’univers qu’ils avaient réussi à préservé. Nous étions en l’an trois mil après la naissance de l’homme qui avait donné sa vie pour que cesse les sacrifices humains et animaliers aux dieux, pour que les hommes deviennent plus fraternels.

 

Oméga était le sanctuaire de l’humanité, fait pour l’éternité. Pourtant une course contre la montre était enclenchée. Les humains sans avoir subit directement le clonage ou les croisements pour améliorer l’espèce étaient en train de subir une dégénérescence due à l’atrophie de leurs organes vitaux tant au niveau moteur qu’au niveau sensoriels.

En mille ans, et après avoir subit l’obésité due à l’abondance, ils avaient dû se priver d’eau, la planète se réchauffait, seule les civilisations les plus sophistiquées et les plus, riches étaient capable d’assumer le coût de la désalinisation de l’eau de mer. La nourriture génétiquement modifié avait été à l’origine de la dégradation du système immunitaire aggravant des maladies comme le sida.

Donc, en mille ans, les humains d’Oméga étaient les survivants qui avaient appris à surmonter tous les défauts, tous les pièges de la cupidité humaine et des dérives du libéralisme avancé et cupide ayant pour seul projet la consommation pour tous.

 

Les survivants d’Oméga étaient unis, fraternels, intelligents, au-delà de tout, ayant de par leur présence au sein même de cette dernière communauté humaine acquis des pouvoirs spirituels et technologiques inimaginables mille ans plus tôt.

 

Le problème de ses habitants était leur longévité, leurs atrophies physiques ne leur permettaient pas de vivre au-delà de trente cinq ou quarante ans. Ils avaient une vue qui ne leur permettait pas de voir loin et portaient des verres de contacts en permanence. A force de vivre assis et en ville, ils avaient les muscles atrophiés et cela les rendait très vite handicapés moteurs. Ils ne se déplaçaient plus qu’en fauteuil roulant et en voiture dès l’âge de trente ans.

 

Oméga pouvait se réjouir de sa suprématie technologique et spirituelle mais souffrait de la perte de ce qui faisait le fondement même de sa vérité physiologique et cherchait comment survivre.

Etre positif afin de ne pas perdre l’espoir.

 

Afin d’entretenir sa connaissance, elle inventa un ordinateur qui serait la mémoire de l’humanité et il fut créé afin de survivre à leur propre disparition éventuelle.

Il avait emmagasiné tout le savoir, toutes les croyances toutes les traditions et les langages, toutes les données connues et préservées sur la terre et les civilisations.

Ce fut la création du muséum-ordinateur. Mais bien plus qu’un musée, cet ordinateur avait atteint le pouvoir suprême.

Ce pouvoir, seuls les enfants étaient capables de l’assumer. Ils s’appelaient les archéotaunotes.

De par leur état physique en devenir et non encore endommagé, les voyages dans le temps leur étaient permis. Ils avaient le pouvoir par la pensée, la spiritualité et la transmission de pensée de changer les choses dans l’époque visitée.

 

Leur mission : transmettre leur pouvoir à tout être réceptif et selon les circonstances, mais ne pas rester dans l’époque, cela créerait une distorsion temporelle néfaste aux enfants engagés dans cette quête.

 

Ils avaient besoin aussi de revenir pour se reproduire et apporter des connaissances à l’ordinateur-muséum et à leurs ainés.

 

C’est ainsi qu’au travers les siècles et les civilisations humaines nous avons toujours regardé vers le ciel à la recherche d’une vérité cosmique d’un mieux être d’au-delà de la mort d’au-delà de la terre…Et si c’était juste un au-delà du temps ?

 

 

 

 

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:54

Quête de lumière

Dans ce grand désert

De nuit et de bruit

Un peu de silence

N’est pas la dépense

D’une solitude

Oh ! Douce habitude

Loin des certitudes

Assénées…

Garder une petite flamme

Une petite âme

A protéger

Garder un peu d’espoir

Dans ce miroir

Dans ce couloir

De condamnés

Garder l’amour encore

Contre le sort

Et les stentors

Qui nous mutilent

Qui nous bousillent

Garder une part d’humanité…

Notre humanité.

1er décembre 2016 YZA

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:03

 

Mouvaux le 25 novembre 2016.

Chers lecteurs,

Je reviens vers vous ce jour pour vous présenter les poèmes de Gérard Lemaire, inédits pour la plus part, mais publiés dans Echo de ch’Nord depuis 1999.

J’ai échangé avec Gérard des courriers durant toutes ses années, j’admirais sa franchise, son irréductible passion pour rendre hommage aux plus humbles des poètes et aux plus humbles des citoyens de cette planète.

Gérard est né à la poésie comme on né à sa propre conscience pour témoigner de l’émotion et du désespoir, pour mieux le dénoncer le traquer, lui survivre malgré tout. Son œuvre est sans concession, et comme le  « Street art », elle donne à voir loin des salons et musées.

Que ces murs de poèmes puissent se dresser face à l’indifférence, pour plus d’amour, de partage.

Bonne lecture

Cordialement

Yvette Vasseur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appel au vide

Les enfants marchaient au milieu d la rivière

Ils allaient comme dans un ventre frais

Fendant le fil de l’eau

Coupant en deux la rivière

Qui ne disait rien

Elle se laissait faire

Tranquillement apaisée

Impassible

Ils avançaient à pas lents les uns derrière les autres

 

L’eau se refermait sur leurs pas aveugles

L’eau les prenait autour d’eux

Remplissait leurs mains ouvertes

Ils étaient tenus par elle

Qui ne les engloutissait pas

La Serpentine baignait leur corps sans inquiétude

Jusqu’au guè là-bas

Le long ventre bleu

Les mènerait les emmènerait

Enfants entre les rives

Aux gestes délivrés.

Gérard  Lemaire

 

 

 

 

La marche creuse (extrait)

Avancer les pieds nus sur les tessons de bouteilles

N’est-ce pas le sort de tout artiste prétendant à l’honnêteté

Il n’y a personne pour lui donner la main

Il peut mourir pendant plusieurs siècles

L’homme perdu  appelle l’art

Cette vérité inconnue cachée peut-être

Insensée immergée

Dans quelques tréfonds ou les pires sanglots

C’est une prière à un Dieu inexistant

Gérard Lemaire

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 16:41

 

FRATERNITE pavillon 4

 

Sous l’auvent de l’entrée,

On fumait

Au-dessus des doubles portes trônait,

La télé

Les secrétaires croulaient

Sous les dossiers

Mais trouvaient quand même

Le temps de causer

Tous les matins  les chambres

Étaient lavées

Par des hommes qui n’avaient pas peur

De suer

Les infirmières de nuit venaient

Nous border

Et celles du jour venaient

Nous soigner

Les restes des repas pour les animaux

Étaient gardés

Dans la salle de garde ça sentait bon

Le café

 

Les bas -flans encombraient les couloirs

Et les patients sauvés du désespoir

Par la parole entre eux  créaient une thérapie

Rompant le silence contre l’oubli

 

Cet hôpital s’appelait

FRATERNITE

Et en mil neuf cent quatre vingt

Les  mots n’étaient pas vains…

 

Arrivaient là tous les dépressifs, chômeurs, divorcés,

Filles violés traumatisées

Tous les gueules cassés

De cette fin de siècle blessée

De ne pas être comme on l’espérait

Idéal de liberté

Mais c’est entre malades et soignants

Que nous tentions…

La FRATERNITE

YZA

 

Le vaisseau fantôme

(friche industrielle rue de Bradford à Tourcoing)

Le vaisseau fantôme

Cri notre impuissance

Face au passé

De tous ses repaires à pigeons

De tous ses espaces vides

Aux yeux crevés.

 

Attire les fous escaladeurs

Les artistes

Comme un sommet à conquérir

Attire les photographes

Et les peintres.

Ruines vestiges du travail de nos ancêtres

Vaisseau de briques qui s’obstine à rester debout

 

Squelette d’un monde perdu

Dans les flocons de laine des nuages

YZA

 

 

NO PASARAN

 

N ous  levons les yeux au ciel

O ù l’arc en ciel trace sa route

 

P asse la pluie et la lumière

A vec le fouet de l’hiver

S ache que je ne t’oublie pas

A ccroché à ma mémoire

R écurrente comme notre histoire

A jamais dans nos veines

N ous sommes le poing levé

YZA

Pour l’enfant qui brode des perles au fond d’une cave

Pour l’enfant qui moule des briques à genoux dans la boue

Pour l’enfant qui porte l’eau et porte son petit frère

Pour l’enfant qui porte un fusil pour manger

Pour l’enfant qui se prostitue ou qu’on tue

Je ne vous salue pas messieurs les grands ordonnateurs

Des ordinateurs des bourses mondiales

De New-York, Francfort, Tokyo, Hong-Kong ou ailleurs….

Pour le vieillard qui vole pour manger en prison

Pour le vieillard exploité dont on vole la pension

Pour le vieillard qui meure loin des siens…

Je ne vous salue pas messieurs les grands ordonnateurs

Pour vos super profits en cosmétologies

Pour vos super profits en médicaments

Pour vos publicités plus chères que la recherche

Pour vos fondations faramineuses

Qui ne résolvent jamais rien

Pour toute la misère que cela entretien

Pour vos bons sentiments pour dorer votre image

Pour ce monde virtuel qui rime avec cruel

Ou les pays riches et les pauvres se livrent des duels

Je ne vous salue pas messieurs les grands ordonnateurs

Pour ces millions de gens qui s’entassent dans les villes

Quand on vole leur terre, leurs arbres et leurs troupeaux

Pour exploiter le sous sol pour de plus grands profits

Pour la complicité tacite du clan des riches entre

Politiques et  banquiers exploiteurs de naïfs ou de sueurs humaines

Pour ceux que l’on exploite parce qu’ils sont sans défense

Pour ce que l’on délaisse  pour plus de profit ailleurs

Pour nous qu’on empoisonne pour votre grand profit

Les grands  ordonnateurs vivent de réseaux Nazis

On a tué leurs idoles, mais ils gardent l’idéologie

Quel que soit le lieu l’argent est leur seul Dieu

Ceux qui portent un nom c’est pour la tradition….

Pour tout ça et tant d’autres choses que je ne dirais pas

Je ne vous salue pas, messieurs les grands ordonnateurs

YZA

 

Révolution

Détruire un royaume

Pour une république

Avec de nouveaux hommes

Une nouvelle dynamique

Construire les droits de l’homme

S’éloigner du biblique.

 

Et puis vint la terreur

Et ses têtes coupées

Guillotin a gagné

L’industrie de la mort

A commencé.

 

Directoire, restauration, empire,

Les luttes du pouvoir

Font que le peuple devient masse

Laborieuse ou guerroyeuse

Avançant  d’un même pas.

 

Les prêcheurs ont changé de voix

Il n’y a plus de mea-culpa

Mais ils vous gagnent par la voix

Que vous mettrez dans l’urne

Pour mieux taire vos abois

Une fois de plus, encore une fois.

La confiance nous met au pas.

 

Mais la trahison est toujours là

Celle de continuer à croire

Qu’un seul homme fait l’histoire

Et qu’il draine tant d’espoir

Que ça ne peut qu’être navrant

Quand ce ne sont que boniments.

 

Détruire un royaume

Pour une république

Avec de nouveaux hommes

Une nouvelle dynamique

Construire les droits de l’homme

Dans ce monde de misère

Où  constamment

Tout reste toujours à faire.

YZA

 

Les faiseurs de pluie

 

La promesse est trop forte

Pour les âmes étriquées

Ils ont ouvert cette porte

Du couloir du passé

 

Les faiseurs de pluie

Guérissent votre ennui

Mais nous plongent dans la nuit

 

Tellement de promesses

De changement, d’ailleurs

Meilleurs

Face à tant de détresse

D’impuissance face au sort

Comme mort

 

Comme si l’on pouvait nager

Dans leur courant

Comme si on pouvait se noyer

Le cœur content

 

N’attendez, n’attendez rien

Plus rien d’eux

Créez, chantez et dansez

Soyez heureux

 

Les faiseurs de pluie

N’ont rien à donner

Pas d’étoiles dans la nuit…

 

Au fond des cœurs qu’il faut chercher

Le remède à l’ennui….

YZA

 

Les gens dorment

Au fond du conforme

Les gens crient

De jour comme de nuit

Les gens courent

Parfois par amour

Les gens comprennent

Qu’on est à la peine

Les gens pensent

Que grèves et pétitions

Suffisent  à faire leurs opinions.

Les gens ont du pouvoir pourtant

L’argent passe entre leur main

Du soir au matin

Le peuple a ce pouvoir

Qu’il ignore

Le pouvoir financier

Le pouvoir qui finance les états…

YZA

Ligne de vie

 

Pas besoin de tendre la main

Pour acheter ce qu’il faut

Pour garder le pouvoir…

 

Pas besoin d’attendre demain

Pour trouver la mort et sa faux

Pour prendre le pouvoir

 

Mais pour tout le reste

Je vous prie de voir le geste

De celui qui

Veut prolonger la ligne de vie…

 

Pour l’humanité souffrante

Pour l’humanité errante

Pour le S.A.V. de la guerre

Pour ceux qui souffrent l’enfer

 

Pour tout ce reste

Il y a le charity-business

Et je vous prie de voir le geste

De celui qui

Veut  prolonger la ligne de vie….

 YZA

Parole comme une consolation

Parole de séduction

Parole de dérision

Parole d’humour

Comme un bouclier à la déraison

Parole pour rassurer

Parole pour assurer

Parole propre de l’homme

Mais loin d’être propre

Pour lui

Parole que l’on ne dit plus

De peur du regard de l’autre

Parole étouffée dans des machines

Mais qui ne vous apportent pas

La bonne parole

Rupture sur un texto

Comble de la lâcheté

On prend on consomme on jette

Tout n’est que paroles

Tout n’a de sens que dans l’instant

Tout se vit au présent

Pas de projet pas de plan

Juste la jouissance de la société de consommation

Qui fait des cons sans sommations

YZA

"nous sommes le jardin"

"nous sommes le jardin"

Pourquoi ?

 

Le monde a pris des rides

Des parapluies et des cannes

Il s’est voilé la face

Pourquoi ?

Le monde triche avec ses illusions

Ses jolis mensonges

Et ne supporte pas

Ses quatre vérités

Pourquoi ?

On paye la note

Des hôtels du passé

Où l’air est confiné

Aux  trous de serrures rouillés

Pourquoi ?

La parole est si facile

Pour mentir minimiser

Edulcorer Euphoriser

Dans l’euphémisme

Pourquoi ?

Pour ne plus entendre les cris

De malaise, de tristesse, de désespérance.

On se noie dans le virtuel

Des écrans et des religions….

Et on consomme

Sans sommation…

Pour vivre survivre …à l’hiver…

 

 YZA

 

 

 

 

OAS & SOS

 

Ils avaient écrit sur les murs

OAS assassins

Et la méditerranée bleue

Du sang devenait  violet

Et ceux d’ici boucs émissaires

De toutes les misères

Des faits divers

 

Faut-il que l’histoire se répète

SOS assassins

A cause de  ces bouchers

Descendants d’ « hachichins »…

 

La peur donne des lettres de noblesse

Aux bravaches des anciennes bassesses

OAS assassins

SOS hachichins

La mort à l’arme blanche

La mort a larmes blanches

 

Mais blonds à la peau blanche

Et bruns à la peau mate

Echec et mat

Il n’y a rien à y gagner

La peur est une vieille araignée

Elle dévore son amant

Comme la guerre les enfants…

YZA  

 

La folie ta compagne

 

Ta sainteté est celle

Du « vieux de la montagne »

Sa folie t’accompagne

 

Tu as compris pourtant

Tu n’es plus un enfant

Les vierges du paradis

Toi, tu les prends ici !

 

Ton dieu est un fasciste

Destructeur mortifère

Son paradis l’enfer

 

Tu veux changer le monde

Par le pouvoir du feu

Tu t’es brulé les yeux

Vu tomber trop de bombes…

 

Tu te veux la part belle

Ta sainteté est celle

Du « vieux de la montagne »

Sa folie t’accompagne…

 

YZA

Le Vieux de la Montagne (Chaykh al-Jabal[1]) est l'appellation commune donnée par les Francs au grand-maître de la secte des Assassins, Hassan ibn al-Sabbah, réfugié dans sa forteresse au sommet du piton rocheux d'Alamut.

Par la suite, ce surnom fut donné à divers chefs ismaéliens (Nizârites) successeurs de Hassan ibn al-Sabbah, en Syrie notamment[2], par exemple Rachid ad-Din Sinan.

 

Les enfants du silence

Dansent

Dans le napalm

Et leurs visages pâles

S’empalent

A l’indifférence.

YZA

 

 

Alep

Où sont les oliviers

Où sont les lauriers

Il n’y a pas d’éternité

Il n’y a pas de gloire

Quand tombent

Les bombes.

YZA

La part du vent

 

Dans la folie des hommes

La part du feu

Dans leur quête d’amour

La part de l’eau

Dans le baptême des corps

La part de l’Ange

Dans le meurtre avéré

La part du sang

Dans l’espace recraché

La part de l’ogre

Dans la curée des dieux

La part de l’ombre

Dans le silence enfin…

YZA  

 

Jonglage

 

Jongler, jonglage

Avec les pourcentages

Des chiffres du chômage

Jonglage,  jongler

Balancer et lisser

Les rentes des rentiers…

Jongler jonglage

Le mensonge n’a pas d’âge

Il est de bon usage…

Jonglage,  jongler

Avec nos vérités

Prisonnières des rentabilités…

Arrêtées, incarcérées…

Jongler jonglage

Avec tant d’avantages

Le jonglage

N’a pas d’âge…

 

YZA 

 

 

A QUAND LE SOLEIL…

 

Le monde tremble

Le monde flambe

Les bombes tombent

La terre souffre

Nos mentalités sentent le soufre…

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs….

 

La terre est belle

Elle nous appelle

A l’aimer

A faire la Paix

A danser sur elle

A laisser tomber les armes

A oublier les larmes….

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs…

 

Notre sang est rouge

Dans ce monde où tout bouge

Quel que soit ta couleur de peau

Chacun veut sa part de la chance

Que l’on espère à sa naissance…

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs… !

 

YZA

 

Dieu est dans le cœur des peuples en marche

Mais le monde regarde ailleurs

Du côté des peurs

Pour vendre des antidépresseurs

Du côté des larmes

Pour vendre des armes.

Dieu est dans le cœur d’un peuple en marche

Celui de l’Ukraine

Qui marchent pour la Paix

Comme leurs ancêtres en 1918 et 19.

Qui dit et informe sur les tentatives de vrais changements humains ?

Quand tout est fait pour que les peuples restent à la surface des choses

Et zappent l’actualité pour aller voir ailleurs et prendre du plaisir

Pour éviter  de surcharger les « mules » que nous sommes

A forces de multiplications des taches dans nos quotidiens.

Qui parle vraiment du cœur des peuples ?

YZA  

Danse sur la fin d’un monde

 

Pour cette fleur qui surgit

De la lave refroidie

Pour cet enfant qui te sourit

Après la mort d’un ami

Pour cet espoir de vie

Sur les ruines et sur l’ennui

Danse sur la fin d’un monde…

Pour la vie qui recommence

Qui te donne une autre chance

A la fin d’une romance

Le temps vrille dans l’espace

Dans ce vent cherche ta place

N’attend pas que ta vie passe

Danse sur la fin d’un monde…

YZA

 

 

LA RAGE DU MOUTON    (recueil de poésie)
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 15:20

La poésie m’est….

 

Comme une vague

Sur l’aile du silence

Impérieusement

1 Ce que nous aimons

S’en vont dans la pluie

 

Le monde partage le chagrin

De ceux qui ne savent pas encore

Que l’un d’entre ’eux est parti

La pluie avertit et apporte ses condoléances

Pour tous les défunts de la terre

 

 

Ce que nous aimons s’en vont dans la pluie

Qui lave les douleurs et les fautes pour

Rendre plus brillant les bilans de nos vies

Boiteuses ou le bonheur s’invite en figurant

La pluie reste au milieu du monde

Et lave nos fautes et délave nos douleurs

Tandis que passe au ciel le Grand Corbeau.

 

YZA

Bel oiseau, bel oiseau

Posé sur mon épaule…

 

Le jeu du trouble

A qui perd gagne

De ne jamais vraiment

Pouvoir oublier…

 

Bel oiseau bel oiseau

Gardant du ciel dans les yeux

Tu ne seras jamais vieux…

 

Nos enfants sont solitaires

Ici nous sommes sur la terre

Toi tu vogues entre ciel et mer

 

Bel oiseau bel oiseau

Tu dors dans ma mémoire

En un jeu de miroir…

 

Nos enfants ont des regards troublants

Et ne sont plus vraiment des enfants…

 

Bel oiseau bel oiseau

Gardant du ciel dans les yeux

Tu ne seras jamais vieux

Tu vogues entre ciel et mer…

Ici nous restons sur la terre.

 

YZA

4) Ma douce mélancolie

 

Ma douce mélancolie

Comme une vieille amie

Comme les chansons de Françoise Hardy

Et sa quête d’amis

Comme les chansons de Barbara

Qui m’amène doucement sur les pas

De la douleur qui ne se dit pas

Ma douce mélancolie

Tout droit de l’enfance sortie

Pour grandir en adolescence

Avec pour bagage l’absence

De la confiance

Perdre ceux qui vous aimaient

Comme un tuteur quand je poussais

Ma douce mélancolie

Elle me revient aujourd’hui

Sur les traces de ma vieillesse

Avec  les défaites et les trahisons

Me dépouiller de ma jeunesse

Dont il ne reste que des chansons…

 

YZA

 

 

 

5) A Gilbert  Marquès

Ta maison était sur la route de Blagnac

On y voyait les trains d’atterrissages des airbus

Quand ils passaient au-dessus de chez toi

Tu vivais avec ça au-dessus de ta tête

Et peut-être pour ne pas y penser tu écrivais sans cesse

Des poèmes, des nouvelles, des romans, du courrier.

Tu as eu même le prix Léo Ferré.

Monique, elle, peignait de jolis personnages

Tu aimais tant la vie, mais elle t’a emportée

Entre le « passe-tout-grain » et les gitanes maïs.

Je me souviens des magrets de canard et du soleil toulousain

De la fête de la musique de « Rio Loco »

Comme c’était bon d’être fou, juste un peu.

En ta compagnie…

YZA

 

 

 

6) Notre histoire

 

Ils marchent dans mes souvenirs

Ils rient ils fument ils boivent

Ils ont les cheveux courts ou longs

Ils courent sur la plage,

Ils voyagent

Tous ceux qui sont partis…

Qui ont partagé ma vie

Un grand moment ou juste un soir

Ils m’ont rendu l’espoir

Parfois jusque dans l’errance

Ils ont fait parti de ma chance

Alors non je ne veux pas les pleurer

Alors non je ne veux pas oublier

Et jusque dans la solitude

Je garde cette douce habitude

De sourire à mes souvenirs

D’évoquer ces moments précieux

De guerres intimes ou de rires heureux

Vivre dans le passé n’est pas vivre sans avenir

Je suis riche de ce que je fus, fière de m’enrichir

De la présence d’amis

Qui aujourd’hui enfuis

Me laissent la mémoire

Avec ce bel espoir

De continuer mon histoire

Pour prolonger cette gloire

De vivre ensemble le reste du temps

Pour encore se sentir plus fort plus grand…

YZA

7) Christelle

 

Pourquoi t’as mis deux ailes à ton sort

Eclaté ton cœur de cristal

Et tu t’ais fait la malle

A cause d’un ténor…

Et il t’aimait si fort

Mais tu ne l’aimais plus

Et quand l’amour est mort

Il n‘y a que des vaincus…

Alors,

Comme ton amour est mort

T’as mis deux ailes à ton sort…

Pourtant Il faisait

Si beau ce jour-là…

Le miroir a de ces reflets

Qui donc t’attend là-bas…

Mais

Ici,  on n’en revient pas…

 

YZA

 

fougère dans la lumière.

fougère dans la lumière.

8) Un désert

 

Une vie comme un désert,

Perdre des arbres des branches

Des chants d’oiseaux

Perdre l’aptitude à renouveler

Ce qui se perd

Et voir faner la rose

Qu’on voudrait garder

Une vie comme un désert

Avec des voyages en solitaires

Qi ne prêtent pas à commentaires

Avec des larmes trop salées pour irriguer

Cette terre aride…

Dis-moi que Tu me portes

Quand je ne vois que mes traces sur le sable

Dis-moi que Tu m’emportes vers la blancheur

De Ta sérénité

Mais  ce nirvana n’est pas pour moi

J’aime encore le soleil sur ma peau

J’aime encore cette lumière

Cette aube que j’espère

Et je souffre de ce jour de défaite

Et de tous ceux qui les ont précédés

Et le sable coule entre mes doigts

Comme le temps  que je ne peux retenir…

 

YZA   

 

 

9) .L’aube tarde à venir

 

Mais, oh,

que la nuit te sois douce

Il y a un rossignol

Quelque part

Où ? Quelque part…

 

Il chante pour toi

Il chante pour nous

Et le vent se calme

Et le ruisseau murmure

 

L’aube tarde à venir

Mais cette pluie d’arc en ciel

Nous lavera de nos peines

Mais cette pluie d’arc en ciel

C’est ton sourie qu’il ramène

 

L’aube tarde à venir

L’éclipse totale a duré

Le temps de tomber à genoux

Le temps de pleurer à genoux

Mais que la nuit soit douce

Un rossignol chante quelque part…

 

YZA

 

10)    Jour de l’an

 

Le cœur du monde vibre

Les rêves se modèlent

Entre les mains du désir

Le passé l’avenir le carrefour

Donne des directions

Le silence dessine les sentiments

 

Demain sera cette balance

Où se pèse le poids des souvenirs

Et les rêves de devenir

 

Je rêve de revenir en des lieux

où nous fûmes heureux

Pour conjurer les instants de désastre.

 

Je rêve des fleurs de notre jardin

Des légumes au potager

Je rêve de santé et de partage

Je rêve de tout cela

Pour toi pour moi

Et pour tous ceux que j’aime.

 

YZA

11  A QUAND LE SOLEIL…

 

Le monde tremble

Le monde flambe

Les bombes tombent

La terre souffre

Nos mentalités sentent le soufre…

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs !

 

La terre est belle

Elle nous appelle

A l’aimer

A faire la Paix

A danser sur elle

A laisser tomber les armes

A oublier les larmes.

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs.

 

Notre sang est rouge

Dans ce monde où tout bouge

Quel que soit sa couleur de peau

Chacun veut la part de  chance

Que l’on espère à sa naissance…

 

A quand le soleil, à quand le soleil

La lumière dans nos cœurs

La fin de toutes les peurs !

 

YZA

 

12) Regard vers le printemps

 

Bien sûr

Il y a la pluie

Bien sûr il y a la nuit

Il y a le sommeil

D’un hiver sans soleil

Il y a cette douleur

Qui pèse sur nos cœurs

Qui cherche l’espoir

Jusque dans la mémoire…

Mais il y a toi

Ton chant à toi

Un peu de nous

Embarqué jusqu’au bout

Mais  il y a

Ta vie à toi

Oiseau au sortir de la nuit

Rire qui nous ravi

Regard vers le printemps

Dans nos cœurs pour longtemps…

YZA  

13) Pas après pas

 

Un monde se construit

Mot après mot

On relève les défis

Sourire après sourire

Relève les manches de l’espoir

Chant après chant

Le monde respire plus large

Et nos larmes et nos peurs

Et nos deuils et nos cris

Trouveront

Le chemin de la rédemption

Il faudra bien ouvrir

La porte du labyrinthe

Il faudra bien courir

Vers de nouvelles étreintes

Pas après pas

Le monde nous sourit.

 

 YZA

 

 

 

 

14 )Cœur de femme

 

Quand la lumière demeure

Au-delà du mystère

Au plus profond du cœur

Au-delà de la poussière

Alors, tu n’es pas mort

Alors, tu chantes encore

De toute ton âme

 

Ton cœur de femme

Chasse tes larmes

Fourbis tes armes

 

La vie est un combat

Le malheur nous abat

Mais nous ne sommes pas morts

Nous chantons encore

De toute notre âme

 

Avec ton cœur de femme

Avec nos cœurs de femmes

YZA

15) Danse sur la fin d’un monde

 

Pour cette fleur qui surgit

De la lave refroidie

 

Pour cet enfant qui te sourit

Après la mort d’un ami

 

Pour cet espoir de vie

Sur les ruines et sur l’ennui

 

Danse sur la fin d’un monde !

 

Pour la vie qui recommence

Qui te donne une autre chance

A la fin d’une romance

 

Le temps vrille dans l’espace

Dans ce vent cherche ta place

N’attend pas que ta vie passe

 

Danse sur la fin d’un monde !

YZA

 

 

16) Entrer par la porte marine

 

Laisser une lampe allumée

Savoir la chance si infime

D’aimer encore et être aimé

 

Garder le souvenir des rimes

Des raisons des rires familiers

Le souvenir n’est pas infirme

Il ne laisse pas de regret

 

Entrer par la porte marine

Regarder cette fille danser

Même si ma chance est infime

Je veux à nouveau l’embrasser

 

YZA.

Berder au couchant

Berder au couchant

17) Beau départ bon augure

En poupe

La cascade des souvenirs

 

YZA

18) Malo-Dunkerque en août.

 

La ville bleue miroir au soleil

L’espace des oiseaux fouette

Le sang de la mémoire

 

Les années soixante sont loin derrière :

Chemins du port et bidonvilles

Dockers dormant dans des bunkers.

 

Le vingt et unième siècle

Installe son confort et ses musées

Dans cette ville qui n’en finit pas

De renaître de ses cendres.

YZA

 

19) Mon alphabet

 

Aimer parce qu’il n’y a rien de plus intéressant à faire

Battre ses préjugés face aux idées reçues

Connaitre les gens pour appréhender leur vérité

Devenir un être humain à part entière

Eveiller et être éveillé.

Faire en sorte de le rester

Gérer ses émotions pour rester objectif

Harmoniser son existence autour de ses passions

Idéaliser avec lucidité (pas facile)

Jouir de la vie

Kermesse des petits bonheurs

Louer les instants précieux de partage

Mouvoir ses sentiments

Neutraliser les idées noires

Occuper sa vie et ne pas la

Perdre en vaines velléités

Qualifier ses actes par la recherche du juste et du beau

Relativiser ses échecs

Savoir rebondir la tête haute

Tendre vers la volonté

Unir  et réconcilier plutôt que diviser

Vivre  du rêve à la réalité

Wagon  de la locomotive du cœur

Xylophone de la résonnance cosmique

Yeuse vert d’espérance

Zen et zazou à la fois.

 

YZA

 

 

 

20) Le chant du monde

Monte des ports

Parcours les vallées

Escalade les pentes

À l’assaut des cimes

Et plane avec les aigles

Il rafraichit les blés

Et cours sur les chemins

Dans la bouche des enfants

Il salue les chapelles

Et bénis les chevaux

 

Le chant du monde

Cette harmonie du vent d’été

Avec sa puissance créatrice

Toujours renouvelée

Libérera toujours

Celui qui connait la force

D’un seul grain de blé,

D’un seul raisin

D’un seul désir de vivre

Au-delà des blessures

Au-delà des prisons

 

Le chant du monde

Harmonie de l’homme

Dans la résonnance de l’univers

Paix et force sur la terre…

YZA

 

21) Trois oranges

 

Trois oranges sur l’oranger

Brillent derrière la fenêtre

 

Trois oranges

Prisonnières d’un souvenir

 

Trois oranges sur un oranger

Improbable quête

En région septentrionale

 

Pourtant elles poussent

Plus sûrement que les amours enfuies…

YZA

 

 

22) Travaux dans le parc

 

Le magnolia vestige éternel

Dans la lumière

Tendre

 

La mare aux canards

Oiseaux affamés

Un printemps pour survivre

 

Au milieu du parc surgit

Une source

Improbable soupir

 

Paysage bouleversé

Mes souvenirs se cognent

Au chaos

YZA

23) Le salon des artistes

 

Rectangles de couleurs

Sur la paroi blanche

Alignés

 

Un homme raconte la lumière

Sa femme le suit

Aveugle

 

Les enfants investissent

La place

Attentifs et espiègles

 

Dernier jour raconte

Rencontre et comptes

Puis on décroche

YZA

 

 

24) PAYSAGES CHINOIS

 

Tài ji Quan

L’ultime combat

Combat d’avec les ombres

Je suis en selle et caresse la queue de l’oiseau

J’absorbe la force et fouette et attrape la mouche en vol

J’élève les mains et salue la grue blanche qui déploie ses ailes

Je joue du Pipa et j’emmène le tigre à la montagne

Où je repousse les singes

Je plonge l’aiguille au fond de la mer

Et déploie l’éventail

Et bouge comme les nuages

Je sépare la crinière de mon cheval sauvage

Tandis que la fille de jade tisse sa quenouille.

Je balaie le lotus quand rampe le serpent blanc qui darde sa langue

Quand paraissent les sept étoiles je chevauche le tigre

Et je tends mon arc et tire sur le tigre

Et je croise les mains pour saluer ma terre.

YZA

 

25) Le bonheur du jour qui renait

 

Le bonheur d’un soir étoilé

Le bonheur de guérir

Le bonheur de l’amitié retrouvée

Le bonheur d’un chant d’oiseau

Le bonheur d’une fleur offerte

Le bonheur d’un repas partagé

Le bonheur de la lumière dans le jardin

Le bonheur d’entendre la musique

Le bonheur de danser

Le bonheur de chanter

Le bonheur de l’eau sur la peau

Le bonheur de la caresse

Le bonheur du parfum

Le bonheur du souhait réalisé

Le bonheur du cadeau offert

Le bonheur du cadeau reçu

Le bonheur de trouver de l’aide

Le bonheur des retrouvailles

Le bonheur est dans toutes ces choses du quotidien

Quand on sait le comprendre

Au-delà des douleurs

Au-delà des manques

Au-delà des angoisses

Dans ces petites choses

Victoires sur le néant.

YZA

26) L’eau

 

 De là

Vaut-elle celle d’ici ?

 

Eau qui coule de nos yeux

Eau qui coule sur nos corps

Nous en voulons encore

 

Eau du baptême

Ou du déluge

Pour dire je t’aime

Comme un refuge

 

Eau du  Styx

Ou du Jourdain

Celle du départ ou de la fin

On ne te fixe

À nos destins

Toujours tu coules entre nos mains.

 

YZA

 

 

 

COMME UNE VAGUE        (recueil de poésie)
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 16:51

Lettre ouverte aux candidats à la présidentielle de 2017

 

Qu’aimerais-je voir se réaliser dans le futur et pour qui voterais-je ?

En  principe  tous les hommes et femmes politiques sont des gens intelligents. Ils feront tout pour paraitre au mieux de leur forme. Ils dépenseront des millions sur le compte de l’état selon le budget qui leur est alloué et même avec des budgets privés, pour être beau, mince, athlétique. Ils se feront  briffer un max par des coachs, maîtres en psychologie, qui les empêcheront, de dire des choses qui pourraient déplaire et leur faire perdre des précieuses voix.

Je pense que je ne voterais pas pour une personne, mais pour la capacité qu’il aura à ne pas faire sa campagne en dénigrant le camp d’en face et son bilan ou ses idées.  C’est ce que j’appelle « jouer à qui pissera le plus loin ». Si ça plait au peuple qui a envie de s’amuser, ça ne dure jamais longtemps, et c’est puéril C’est surtout un manque de respect pour tous ceux qui essayent encore de croire à la fonction des politiques et de la démocratie.

Je voterais pour quelqu’un qui serait capable de signer un contrat moral avec les français, de respecter ses objectifs à la façon d’un chef d’entreprise ou d’un manager.  Qui aurait l ‘honnêteté de dire que s’il ne réussi pas il démissionnera et ne se représentera pas…très peu le font.

Je voterais pour quelqu’un dont les engagements seraient  la priorité, surtout dans des domaines ou la morale est en « jachère » depuis la nuit des temps de la démocratie.

Je voterais pour quelqu’un qui, dès la première année de son mandat, pourrait faire changer ces choses là. Il apporterait par conséquent un réel changement dans le pays ou règnent les lobbies et le zoning depuis 70 ans.

Je m’explique :

Le zoning était une idée du Troisième Reich, reprise par Le Corbusier qui en était admirateur. Si les structures de ses constructions ont étaient révolutionnaires, en le suivant et  en structurant les viles par zones on  a déstructuré le tissus social du monde dans lequel on vit.

Cœur de ville réservé aux petits commerces et aux administrations, aux gens qui ont les moyens et le désir de vivre au cœur de la cité.  Zones de banlieues riches où vivent tous ceux qui veulent vivre entre eux dans une structure protégée et un peu plus aérée. Zones urbaines avec leurs H.L.M. ou vivent les pauvres, salariés, précaires, chômeurs, tous ceux dont la situation et le fait même d’habiter dans ces quartiers et un frein à l’ascenseur social.

Il reste à parler des zones commerciales qui ont tué le petit commerce, amassant par la vente et les crédits à la consommation plus d’argent sur le dos de la misère humaine que toutes les civilisations  de par le passé.

Misère du chômage qu’elles ont créé en supprimant  les entreprises de fabrications locales au profit des délocalisations dans les pays où la main d’œuvre est bon marché pour ne pas avoir évolué matériellement  et commercialement au même rythme que nos pays dit « riches ». Ici  le peuple vit à crédit entre dette et spéculation.

Exemple de pseudo écologie imposée par le capitalisme qui est une vraie arnaque : depuis trente ans, en France les bouteilles et bocaux en tous genres sont récupérés par des sociétés payées par nos impôts locaux. Donc payées  2 fois, à l’achat et à la récupération. Il serait plus judicieux et plus honnête de récupérer le verre par système de consignes, plus motivant pour le consommateur qui peut ainsi avoir de l’argent ou un bon d’achat dans son magasin. Le verre peut resservir après avoir été nettoyé. Le faire fondre demande beaucoup d’énergie puisqu’il fond à 2000° Celsius.  D’autres pays européens ont gardé les consignes et ont pu créer des emplois autour de ce système. A nous d’y réfléchir, continuer ce gaspillage malhonnête ou agir pour que ça se passe autrement.

 

Il y a aussi les zones artisanales et industrielles qui emploient  en général 250 employés sur des sites qui autrefois en comptaient 2500. Elles sont loin des habitations. Seuls ceux qui ont un transport individuel y ont accès. Si aujourd’hui on peut faire ses courses à distance il est difficile de travailler à distance quand cela impose d’être dans des ateliers.

J’ai à dire des choses sur l’hypocrisie de ce système qui encourage le sport pour tout le monde mais va discréditer les salariés potentiels qui auraient l’idée de ne pas passer le permis de conduire. De nos jours le permis de conduire et la voiture sont,  au  point de vue social,   reconnus au même titre que le baccalauréat, comme un passage à l’âge adulte. Pourtant rien n’est fait dans le système scolaire pour en faciliter l’accès. Un apprentissage pourrait être enseigné dans les écoles afin que les élèves entre 16 et 18 ans aient une chance d’avoir au moins assimilé la partie technique du passage du permis, le code.

Mais pour tout cela il faudrait avoir la volonté de faire bouger les mentalités et les lignes sur le chemin de la vérité. La vérité, la réalité, c’est ce qui continue à exister même quand personne n’a envie de le voir. Car il n’y a pas plus grand aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Changer la structure des villes.

Favoriser les petits commerces et le circuit court des marchandises afin que chacun y trouve son compte. Favoriser, les déplacements en deux roues.

Mettre des bus dans les zones industrielles aux heures de pointes pour éviter, les encombrements sur les voix rapides, les accidents, le stress, la pollution.

Ne plus discréditer ceux qui viennent travailler en vélo  parce qu’ils veulent désengorger leur budget et les villes.

Ce serait un progrès pour cette  société bourrée de paradoxe : obliger les salariés à se déplacer en voitures pour prouver leur intégration et leur maturité et inciter les gens à faire du vélo en salle  parce cela développe un bisness autour de la sacro-sainte fonte de la graisse et dictature de la minceur.

De plus, dans cette société, les emplois autour de la santé se développent pour remplacer les emplois perdus dans l’industrie. Il serait bon de constater que c’est sur le dos de la sécurité sociale et des mutuelles que ce business se fait.

Les professions médicales  en  rapport avec le bien être sont légions, alors qu’il y a de moins en moins de gynécologues médicaux. Paradoxale dans un pays où les femmes sont sensés pouvoir avoir accès à la contraception et à l’avortement.

Chaque quartier des villes moyennes a sa pharmacie alors qu’on a parfois de la misère à y trouver une boulangerie ou une boucherie. Par contre les herboristeries ont quasiment disparue, à une époque où beaucoup préfèreraient se soigner par les plantes, il n’y a  plus vraiment de spécialistes dans ce domaine, en dehors des pharmaciens et des médecins qui préféreront vous vendre des gélules plutôt que de devoir se procurer pour vous des plantes séchées.

On va rembourser les ambulances pour aller d’un site médical à un autre dans une même structure hospitalière sous prétexte qu’elle ne dépend pas de la même administration, même quand il y a moins de 100 mètre à faire. Autrefois les sous-sols permettez de le faire sans frais.

Une journée à l’hôpital dans un servie de médecine générale vaut plus de 700 euros, plus que ma pension de la CRAM… J’y ai vu mon père mourir. Bien sûr à 90 ans, il n’était pas en grande forme… les médecins du service ne savaient pas quel médicament lui donner car il y avait un risque d’inter action avec le protocole médicamenteux pour son cœur, pas moyen de connaitre le contenu de ce médicament quand le médecin prescripteur est en vacances… Donc la sécu paye pour que le patient dorme dans un lit anti escarre et mange trois cuillères par jour et s’endorme définitivement d’épuisement.  Le sol, contrairement à une époque lointaine, n’y était  même pas lavé tous les jours.

Un docteur qui vient à domicile va vous compter une visite en plus si vous lui demandez de prendre votre tension alors que vous êtes stressé suite à la raison qui vous l’a fait venir pour un membre de votre famille blessé,  même si vous n’avez besoin d’aucune ordonnance parce qu’il constate que votre tension est dans le domaine du normal. 

Mais tout ça se sont des bagatelles à côté des arnaques monumentales auxquelles les citoyens sont sensés être confrontés. La recherche médicale coûte cher mais elle rapporte encore plus. Les laboratoires qui profitent des progrès de la médecine dépensent plus pour la publicité de leur produit auprès des médecins et pharmaciens que pour la recherche,  financée par l’état et  la charité publique !

Quand un médicament contre  le cancer se fabrique pour 150 euros et se facture 1500 euros auprès des patients qui en ont besoin, sûr que la sécurité sociale risque de se retrouver en déficit et les mutuelles  ne pas cesser d’augmenter.

Est-ce normal que lorsqu’un médicament dont les effets secondaires causent la mort des gens ou la naissance d’enfants handicapés, l’état parle d’indemniser les familles au lieu de s’en prendre au fabricant, surtout quand il y avait eu des alertes depuis trente ans. Les médecins lisent-ils les journaux médicaux ou sont-ils complices de ce système qui noie tout le monde dans un conformisme de bon aloi.

 Tout le monde voudrait avoir une bonne qualité de vie, est-ce normal que sur une paire de lunettes à 700 euros la sécurité sociale ne rembourse  que 14 euros. Elle n’a pas revu ses barèmes depuis sa création. Les dentiers, implants et autres prothèses auditives subissent le même sort.

Dans le domaine du travail, est-ce normal que des entreprises installées en zone franche bénéficient de subventions même quand elles n’emploient aucun ressortissant de cette dites zone. Quand elles  continuent à pratiquer du racisme social. Est- ce normal qu’un chômeur de longue duré ou un jeune qui bénéficie d’un emploi assisté soit remercié quand l’administration ou l’entreprise ne touche  plus les aides.

Quel contrat moral  les gouvernements successifs et à venir veulent-ils engager avec le peuple ?

Tous vont surfer sur la peur ambiante et surfer sur la vague sécuritaire. Mais au-delà de cette urgence, y  en aura-t-il seulement un qui s’interrogera sur les raisons du repli identitaire de tous ces jeunes. Entassés dans le même genre de cités depuis les années soixante. Ils n’ont d’autres « idéal » programmé par cette société que la consommation et les bons sentiments hypocrites auxquels ils doivent faire face.

Voilà mon opinion sur le pays dans lequel nous vivons qui n’est guère mieux ou pire que ses voisins, englués que nous sommes dans la mondialisation capitaliste pour le pire et le meilleur.

Je voulais dire aux politiques :

 S’il vous plait, ne jouez pas à qui « pissera le plus loin », mais cherchez plutôt comment changer ou améliorer le monde dans lequel nous vivons, sans promesses fallacieuses de marchands de soupes bonimenteurs, mais instaurez un contrat moral avec le peuple, et respectez le ! Ca donnera peut-être confiance et exemplarité au peuple.

YZA Vasseur-Lermusiaux

Retraitée

J’ai été : présidente d’une association de quartier pour la défense de l’environnement. Présidente de « Poézist » (ateliers d’écriture) ; secrétaire d’Escl’ados (accueil des ados de lycée public) ; représentante syndicale d’une crèche familiale.

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 21:30

Conte de Noël  des pays nordiques      

Il était un fois, dans une forêt profonde, une famille de fabricant de charbon de bois. Le père la mère et la fille devenue adolescente.  Cette famille vécue prospère tant que les bûcherons lui apportaient le bois qu’ils avaient la charge de consumer juste ce qu’il faut pour en faire le bois des barbecues de l’été et les fusains à dessiner.

Mais ils étaient les derniers à faire ce dur métier et le père bien vieux fut emporté par la maladie. La mère, également âgée, ne sortait plus beaucoup pour se rendre au village. Seule Lucie, la jeune fille de la famille, s’aventurait au village pour y acheter de temps à autre, ce dont sa mère et elle avait besoin. Elles pouvaient se l’acquérir avec le maigre budget de la vente des réserves de charbon de bois et de leurs économies.

Nous sommes en décembre, Lucie veut se rendre au village pour acheter du sel et du beurre car si dans la forêt  elle élève des volailles dans un enclos et des lapins dans des cages, elles n’ont pas de beurre parce que pas de vache. Les provisions d’hiver sont faites mais il manque toujours quelque chose aux abords  de l’hiver.

 Alors avec le peu d’argent qu’elles ont, sa mère et elle, mais avec leur grand courage,  elles ont fabriqué des édredons en duvets d’oies et des étoles en peaux de lapins. Lucie  compte bien les échanger dans les fermes contre le beurre, la farine, le sel et le sucre dont elles auront besoin pour passer l’hiver au creux des bois. Elle emmène avec elle son âne, celui de son père, celui qui portait les charges de bois autrefois. Il porte ce qu’elles ont fabriqué et il amènera ce qu’elle pourra acheter.

Mais nous approchons du solstice d’hiver les jours sont courts et voilà que la neige vient à tomber avec de telles bourrasques de vent que le paysage en est chamboulé. Lucie qui croyait pourtant bien connaitre les sentiers de sa forêt, souvent parcouru avec son père, est  décontenancée par le changement du paysage opéré par la neige.

Elle ne peut plus avancer et décide de bivouaquer pour la nuit en faisant un grand feu afin d’éloigner les bêtes sauvages en particulier les loups. Elle réunit autour d’elle suffisamment de bois pour ce feu et l’allume. Elle s’emmitoufle dans son manteau en peau de bête et tente de trouver un peu de chaleur contre le ventre de son âne en entretenant le feu…

Mais les nuits d’hiver sont longues et elle pense que si elle ne rentre pas dans les deux jours qui viennent sa mère va s’inquiéter. Le vent se lève à nouveau, la neige se remet à tomber, elle a de plus en plus de mal à entretenir le feu et soudain dans la nuit froide s’élèvent les premiers hurlements de loups dont elle entraperçoit bientôt les yeux brillants autour du bivouac.

Pourtant rien n’est fini dans cette forêt qui est celle de ses ancêtres. C’est la nuit du grand partage, celui qui précède Noël et les villageois ont pris la route pour aller de maison en maison avec leurs lanternes, leurs chiens et leurs enfants.  Parmi eux il y a des chasseurs qui protègent les autres afin de ne pas  s’égarer et d’être agresser par les bêtes sauvages.

C’est ainsi que ce cortège passe pas trop loin du grand feu de Lucie et soudain retentissent les grands coups de feu qui font déguerpir les loups. Lucie n’est plus seule, elle se lève et rejoint les villageois qui l’accueillent avec des rires et des embrassades. Elle et son âne suivent le défilé des lumières et des chants. Il va de porte en porte pour échanger les biens que chacun a en surplus contre ceux qui risquent de manquer. Ainsi tout un chacun pourra passer l’hiver dans les meilleures conditions.

Lucie échange ses étoles de lapins contre du beurre chez des fermiers et ses édredons de plumes contre du sucre, du sel, et de la farine au magasin général qui est toujours bien pourvu à cette époque de l’année. Les gens viendront chercher les édredons qui leurs manquent avant longtemps.

Ainsi lors de cette nuit qu’elle a bien cru être sa dernière, Lucie a trouvé le désespoir et l’espoir, celui de la compagnie des autres et du partage qui prépare Noël.

C’est ainsi qu’elle pu rentrer chez elle, le temps de se reposer un peu. Elle y retrouva sa maman. Elles  purent  faire de bons gâteaux et revenir  au cœur du village pour fêter Noël avec les gens du village. Aller à la messe de minuit, réveillonner dans la salle commune derrière l’église, dormir chez des paysans et rentrer chez elles le cœur contant, Lucie, sa maman et l’ âne. Pour y finir l’année et y commencer l’hiver.

 Les autres ne sont pas si loin. Dieu, en la personne d’un enfant Jésus, est au milieu de nous.

21/10/2016

YZA

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:36

Bientôt publié sur EDILIVRE, ce roman chronique pourra devenir un cadeau de Noël,

 

pour rester positif !

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