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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 16:49
AMARILYS; (pastel)
AMARILYS; (pastel)

Un zeste de POEZIST

Association de poésie 2001 à 2007 à Tourcoing.

Ateliers d’écriture, pièces de théâtre pour le printemps de la poésie jouées au théâtre du « Brouteux » (marionnettes à fils).

Introduction de la pièce : « Rimbaud avec nous » 2004

A propos de Rimbaud

Il est des êtres hors du commun, à qui le joug singulier et les chemins tracés par les aînés, pèsent trop lourd et inspirent la nausée. Il est des êtres qui cherchent d’autres questions et trouvent parfois d’autres réponses. Ils sont comme nous, Humains, mais de ceux qui expérimentent l’humain jusqu’à la folie, dans les labyrinthes de la pensée et de la création artistique. Etoiles filantes qui se consument et implosent, il reste d’elles la lumière évidente et fragile du génie. Voir la beauté de la nature, la mâcher et la recracher, y reconnaître Dieu ou les Dieux, mais exécrer l’usurpation de l’église. Partager la condition humaine des plus pauvres et des révoltés et dénoncer la misère et l’exploitation, basées sur l’ignorance et la bêtise forgeant les fatalités guerrières et l’asservissement au pouvoir. La panoplie du verbe de Rimbaud se décline hors des sentiers battus, puise sa force dans l’eau baptismale du romantisme et s’en détache pour s’accrocher au symbolisme des couleurs et des visions, jusqu’à creuser au cœur des délires surréalistes pour prophétiser un monde moderne chaotique où se révèle le vingtième siècle, sa modernité paradoxale et ses démocraties ploutocrates. Tel fut Rimbaud, superbe de révolte, nimbé de Liberté, habité de sa folie, jusqu’à la déchirure. Yvette Vasseur.

T a « Lola » va bien !

O bligée de dire…

U ne sacrée plage !

R igolade assurée

C omme c’est chouette

O r de l’été, le sable

I rradie nos joies.

N ‘en déplaise aux snobs,

ageons que ça dure !

P aix en ville

L’eau immobile

A grémente nos jours

G agne nos rêves

E vanouit nos soucis !

C hante l’eau

A rivée sous le pont

N aviguent les canoés

A iles des canards

L une dans l’eau

T out bouge et s’anime

O n voit tant de choses

U nis les gens se reconnaissent

R ire et sourire

C lowns et jongleurs

O n voit les gens se détendre

I ci la Paix règne

N ourrie de bonne humeur

G énération positive au soleil

P assage de sable et d’eau

L arge promenade

A nimée au détour du regard

G énéreuse par sa convivialité

E nergie retrouvée d’un peuple !

LA MORT DE LA PETITE AUTO

Pendant bien, bien des années

Elle roula vaillamment sur les routes

Comme aurait fait la brave «choupette »

Pour vous emmener coûte que coûte

Au travail comme à la fête.

Puis sous le harnais, elle traîne

Et de la mort suivit la pente…

On allait souvent chez Wolfwagen

Assurant le service après vente

Le garagiste, homme de science

Nous rassurait avec confiance.

Il lui prescrivit une jouvence

Dont le traitement lui fut bon

Puisque malgré sa déchéance

Elle retourna au charbon

Mais elle finit, quand même, hélas !

Par nous péter un joint de culasse.

Elle est morte un jour sans prévenir

Sur une bande d’arrêt d’urgence

Nous frustrant de notre désir

De l’emmener en vacances

Après quelques hoquets pathétiques

Elle rendu son âme mécanique

Sans pitié pour notre douleur

D’avoir à payer l’dépaneur…

Pourtant nous étions restés fidèles

A notre vénérée «coccinelle ».

IL Y A Il y a le silence

Il y a les rêves

Il y a les cris

Il y a les colères

Il y a les actes

Il y a la paresse

Il y a les peurs

Il y a l’inconscience

Il y a le vide

Il y a la foule

Il y a les enfants

Il y a notre solitude

Il y a la mémoire

Il y a la désespérance

Il y a la nudité

Il y a les racines arrachées

Il y a les racines mortes

Et tant de graines à germer !

CAFE MEMOIRE

Les estaminets Vendredi 22 octobre 2004

YVETTE VASSEUR

Thème 1 : Décrivez un estaminet ou un bar que vous avez connu et qui vous a marqué, que vous avez aimé.

Les cafés de Tonton Maxime :

Il est resté tel qu’il était dans les années cinquante. Aujourd’hui c’est une vieille dame qui tient ce café sous les arcades de l’avenue Dron. Rien ne semble avoir changé : les vitraux du haut des baies vitrées, la disposition du bar et le carrelage du sol. Je me souviens de ce bar, mon oncle Maxime l’a tenu avec sa femme Raymonde et il est à l’origine du nom qu’il a porté longtemps, symbolisé par la poignée de la porte d’entrée en forme de 1 inversé formant la lettre M. Ce fut le cas aussi du «café du centre » devant l’église St Christophe qui a eu longtemps cette même poignée de porte. Il a gardé de l’époque où mon oncle le tenait les grands miroirs muraux et l’escalier en colimaçon qui mène au premier étage. On y trouvait, dans les années soixante, un mini bowling. Le tonton bedonnant depuis que ses abdominaux de champion du Nord de lancé de poids avaient fait place à un durillon de comptoir, attrapait les verres avec dextérité, les passait au jet d’eau et les remplissait religieusement avec un sourire entendu rasant la mousse avec une palette, appuyant avec méthode sur la pompe pour ne pas faire de faux-col.

Thème 2 :

Après la lecture du texte, racontez une scène que vous avez vue ou vécu dans un estaminet, un bar, une brasserie.

Le Hasard Café

Philippe était revenu, après avoir tenu ce café dans les années 80, qui s’appelait alors le café de la poste, voilà qu’en 99, il reprenait le même établissement. Il l’appela le «hasard café ». Ce soir là, les hommes au bar regardaient le match du «Losc » sur la télé câblée au-dessus du bar. Nous, nous étions là pour la chanteuse de Blues. Elle arriva après dix heures et chanta pour consoler les supporters car le « Losc » avait perdu ce soir là. La chanteuse connaissait tout le répertoire, de Tina Turner à Arétha Franklin, elle osa même James Brown. L’ambiance fut chaude et même surréaliste quand quelques gars éméchés se mirent à danser entre les tables en prenant les portes manteaux comme partenaires.

Thème 3 :

Choisissez un objet de l’estaminet que vous aimez ou qui vous intrigue. Décrivez le et dites ce à quoi in vous fait penser, ce qu’il représente pour vous.

Les chaises de bistrots

Le « café du vieux bureau » près de la barrière frontalière du Mont à Leux est un des premiers café où j’ai mis les pieds quand j’étais enfant. Nous y faisions une halte en famille en revenant de promenade au parc de Mouscron. J’étais fasciné par les hommes, perdus dans d’interminables parties de cartes, assis sur des chaises en bois dont la construction défie le temps : chaises bistrots avec leur fonds en bois à motifs pyrogravés en forme de coquille St Jacques. Mon père et moi même en possédons encore quelques unes (contrairement aux chaises d’aujourd’hui, assemblées à la va-vite et qui se déglinguent vitesse grand V) Les hommes fumaient par le nez et je me demandais comment ils faisaient. Ma mère parlait à la patronne qui était une amie d’enfance, et moi j’étais attirée par le distributeur de boules changeantes dont le milieu cachait un chewing gum.

LES FORGERONS DE 1904

C’était un autre temps, dont se souviennent nos pères,

Où les hommes vivaient au rythme de la terre.

Ils travaillaient le bois, le feu et puis le fer ;

Et dans les cours de ferme, centre de vies austères,

Ils façonnaient ensemble les roues de leurs charrois.

On les disait esclaves, pourtant ils étaient rois.

D’une nature féconde, ils maîtrisaient les lois ;

Et de leurs mains calleuses, ils tiraient peine et joies !

Ils frappaient en cadence le fer fumant des forges

Et des socs des charrues, promesses de blés et d’orges !

Yvette Vasseur texte inédit écrit le 21/02/03 durant l’atelier d’écriture « Poézist »

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:27

ECHO DE CH’NORD Poézine gratuit et aléatoire

Trimestriel N°77. Hiver 2015/2016

Les auteurs sont seuls responsables de leurs écrits

Yvette Vasseur. 9, rue de la Gaieté 59420 Mouvaux

e-mail : yvette.vasseur@orange.fr http://yzarts.over-blog.com

Pour participer: envoyer quelques textes inédits (20 lignes max.) + 4 enveloppes timbrées pour les expéditions, ou adresse e-mail.

Le rapport aux armes

Mon père, une fois veuf, avait tendance à raconter ce qu’il avait subi durant la guerre 39-45. A la déclaration de guerre il avait 17 ans. Il aurait dû se rendre et aller en Allemagne pour faire le Soutien au Travail Obligatoire. Mais lui qui avait commencé à travailler l’année du front populaire, n’apprécia guère ce travail obligatoire, imposé à un peuple d’ouvriers qui avait gagné des droits. Il parti, comme beaucoup, sur la route de l’exode. Mais comme il était sans le sous et avait faim, il s’arrêta dans les fermes de la Somme où il travailla comme valet et pu manger à sa faim. Il travailla dans les sucreries, travail déclaré mais saisonnier. Quand il n’y eu plus de betteraves à transformer en sucre, il reçu un document en allemand en provenance de la « commendature » : Il fallait qu’il se rende.

Sa mère veuve vivait à Lille, il ne voulu pas qu’elle soit inquiétée par sa « désertion », alors il prit un train….

Dans le train, les policiers étaient français, à la solde de l’occupant. L’un d’eux le mis en joue, parce qu’il n’était pas en règle…

- Un compatriote s’était cru fort avec une arme.

- Se soumettre pour rester parmi les plus forts.

- Avoir le droit de vie ou de mort sur les autres parce qu’on vous donne une arme.

Il fut conduit et dû fabriquer de l’armement et manipuler du plomb, mal nourrit, il voulu se rebeller et s’enfuir, là encore, il fut rattrapé et mis en joue…

- les armes sont faites pour vous soumettre.

Mon beau-frère a gagné un fusil dans une loterie, il cru bon l’offrir à mon mari. Quand nous avons emménagé dans une petite maison d’angle de rue, il n’y avait guère de jardin où il aurait pu tirer sur des cibles. Il s’est mis à tirer dans les carreaux d’une maison abandonnée située dans une cours derrière chez nous…

jusqu’à ce qu’un voisin vienne lui dire que cette maison lui appartenait et que ses petits enfants allaient y jouer le dimanche… Ce jour là, mon mari était très pâle. Il a pris conscience de sa bêtise…

- une arme peut faire de vous un assassin par inadvertance…

Laissons les armes à ceux qui ont choisi d’en faire un métier : soldats de métier, gendarmes, policiers. Si nous sommes en guerre il faut rétablir la paix sur nos territoires. Il ne faut pas ajouter de l’horreur à l’horreur. Que celui qui en a la vocation s’engage dans l’armée, dans la police, dans la gendarmerie. Il n’est aps indispensable d’imposer le service militaire à des jeunes qui ne se sentent pas concerné par cette notion de « service armé ». Il existe d’autres engagements pour les jeunes :

- le service civil, - le secourisme, engagement dans la Croix rouge ou d’autres ONG de secours à la personne. On peut servir son pays sans prendre les armes…

je suis une femme et je l’ai fait dès l’âge de dix huit ans en participant et aidant des jeunes qui faisaient leur service civil à une époque où toute publicité sur l’objection de conscience était interdite. Plus tard j’ai travaillé au sein de la Croix rouge… C’est mon humble avis sur ce sujet… à vous de faire le votre. YZA le 22/11/201

LE MONDE CRAQUE

Le monde craque ainsi que banquise au printemps

Emportant brusquement, de maelströms étranges,

Les grands pans lézardés d’un bonheur sans mélange.

Les bulldozers se font les complices du temps

Pour nous spolier des lieux où nous fûmes enfants,

Où nous avons aimé celle qui fut un ange.

C’est la neuve saison et notre monde change

Et nous laisse pantois dans l’inconnu béant

Créant de nouveaux dieux dépourvus de légendes

Auxquels nous croyons moins, pareils à des jouets

Incapables d’aider à percer les secrets

Du monde mystérieux que nulle propagande,

Nulles complications, chéries des techniciens,

Ne peuvent rendre moins hostile au faible humain.

Paul Bensoussan (inédit)

Noël la paix entre le ciel et la terre

Noël la fête des enfants

Où rayonnent les visages charmants

Noël vient réchauffer la terre

Avec ses torrents de merveilles

La paix revient chaque année

les plus beaux rêves

Les sourires sont sur les lèvres

La poésie enflamme l’univers

Noël ce sont les larmes du bonheur

Quand le soleil renaît dans les cœurs

Nos âmes s’habillent de lumière

Sous la neige immaculée si belle

Noël de paix et d’espérance

Transforme la beauté en quête de sens

La fraternité sous le ciel de l’innocence

Fait vibrer les cœurs au milieu du silence

Noël c’est à chaque fois

La prière des hommes qui s’élève

Par la résonance de l’amour sur la terre

Qui se répand en perles divines sur l’univers

Eva Borgus

Le Rêve et le Réel

Rien ne se passe jamais comme on voudrait !

Sans cesse, la vie se plaît à faire des pieds-de-nez.

Seul l'ordre des jours est invariable dans ce temps qui nous dépasse. La fin des chansons passe avant leurs débuts. Minuit à la place de midi !

Quand on est petit, cela contrarie fort.

En grandissant, on se détache de plus en plus des faits et des événements quotidiens. C'est comme si on se barricadait à l'intérieur de soi-même pour laisser les années sur le seuil !

C'est rare que nous soyons satisfaits pleinement par tout ce qui arrive tous les jours. Les choses se déroulent comme les rivières que l'on ne peut scinder en morceaux.

De la veille au lendemain, pas de cassures, d'arrêts prolongés, de pauses qui nous permettraient de répondre à tant de mystères jamais élucidés !

Dans les rêves on peut connaître la réalisation la plus proche De nos désirs et projets les plus divers.

Mais la réalité bafoue

L’onirisme …

Ainsi va le monde !

Brigedouce

Le poème est chose

Si délicate

Qu’on ne saurait

Trop Modestement

L’aborder

Il faut beaucoup

De simplicité et de candeur

Pour écrire un vers

Neige

Nous ne sortons pas indemnes

De ses lents versets

Écrits à l’encre vive du marais.

Le sommeil embrume notre mémoire

Et il nous faudrait maintenant nous blottir

Contre les racines chaudes de sèves et de promesses,

Ne plus faire qu’un corps,

Qu’une étreinte

Et dormir,

Rêves mêlés,

Comme le font les bêtes

En manque d’été.

Gérard Cousin

Égarés dans les pénombres

D’une chambre à coucher

Où les fantômes épatants

Suintent des murs

L’enfant reconnaît les visages

De ces aïeux

Délabrés dans les sphères Immortelles.

Walter Rulman

Je vivrai par-delà la mort,

Je chanterai à vos oreilles

Même après avoir été emporté,

Par la grande vague de la mer

Jusqu’au plus profond de l’océan.

Je m’assiérai à votre table

Bien que mon corps paraisse absent,

Je vous accompagnerai dans vos champs,

Esprit invisible.

Je m’installerai avec vous devant l’âtre,

Hôte invisible aussi.

La mort ne change que les masques

Qui recouvrent nos visages.

Le forestier restera forestier,

Le laboureur, laboureur,

Et celui qui a lancé sa chanson au vent

La chantera aussi aux sphères mouvantes.

Khalil Gibran

Au-delà des océans et des terres

Il y a un monde de sable

Une terre chaude

Où le jour se perd

Dans les songes du désert

Un aigle plane

Dans cet océan bleu

Les ailes étendues

En plein soleil oublié

Telle une crucifixion

En lumière

A chaque pas

Le vent roule

Le miroir des oasis

Et dissout

Les papillons sur mon front

Le désert s’étend en moi

Vaste comme la douleur

Paisible comme l’ondée du silence

Michelle Hourani

JE RESTERAIS QUAND MEME

Si on me fait plier

Sous le poids de leur joug

Exigeant la génuflexion

Des esclaves

Je ne céderais pas

Je jure

A leur désir fou

Même si comme un chien enragé

On m’entrave

En moi L’essence de la Liberté

Ferment germe éclos

Devient la plus belle des fleurs

En moi Le sang chaud des purs sangs arabes

Chante bouillonne dans mes veines

Mes artères et mon cœur

Qui êtes vous pour asservir

Mon âme si fière

Je suis ce que vous êtes

Corps, âme, esprit et nerfs

Pourquoi, devrais-je soumise

Servir de siège

A vos idées chimériques

Au poids de liège

Courrez toujours

Ma foi est inébranlable

Ma décision de fer

Je veux vivre

Survivre ne m’intéresse Pas

Je vous aurais un jour

Et vous jetterais bas !

Il ne vous appartient pas

De mâter mon âme

Il ne vous appartient pas

De me couvrir de blâme

La liberté hante mes désirs

Et mes gestes

Elle m’habille et en amour

Elle se manifeste

Je survivrais

Dans les yeux des enfants heureux

Dans le cœur extasié

Des jeunes amoureux

Je hanterais vos esprits

Comme une fée sacrifiée

Pour avoir touché

A ma vie sans vous méfier.

Fatima Lazri

On te fera porter le fardeau de quelqu’un d‘autre

L’origine de tes douleurs ne sera pas comprise par l’équité, la justice...

Dans le futur, tu seras accusé indépendamment de ton passé!

Il y en aura qui voudront profiter De ta vulnérabilité… de tes rébellions contre les injustices…

Quant à ton père porte-faix de violence

Subira la peine de ses grossièretés

En restant seul et sans personne

Malgré toi... L’origine de tes douleurs ne sera pas comprise par l’équité, la justice...

Dans le futur, ceux qui t’accuseront indépendamment de ton passé T

e feront porter le fardeau de quelqu’un d‘autre!

Üzeyir Lokman ÇAYCI

La part du vent

Dans la folie des hommes

La part du feu

Dans leur quête d’amour

La part de l’eau

Dans le baptême des corps

La part de l’Ange

Dans le meurtre avéré

La part du sang

Dans l’espace recraché

La part de l’ogre

Dans la curée des dieux

La part de l’ombre

Dans le silence enfin…

YZA 17/11/2015

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:01

Ce que je pense du FN.

La France est une république démocratique et nous en sommes fiers, nous avons luté au cours des siècles pour que cette promesse soit tenue. Les révolutions ne sont pas des longs fleuves tranquilles. Après celle qui vu naitre les droits de l’homme il y eu la terreur, et les amis d’hier devinrent les ennemis du jour. La révolution et la république furent sauvées par un Bonaparte devenu empereur. La commune fut mise par terre par Tiers…

Il y a depuis deux siècles des retours au royalisme, à la culture chrétienne qui est partie prenante de notre histoire, pourtant la révolution voulait rendre les hommes libres, chasser les rois, les religieux, du pouvoir, donner le droit de divorcer et donner des droits à tous les hommes…

Tous, non, pas tous, pas aux « damnés de la terre » qui furent exploités plus que jamais par le monde libéral avancé qui leur enleva le droit de réunion et de mutualisme et s’attaqua à certains compagnonnages… le vingtième siècle fut le chantier des droits d’association de mutualité et du travail…En cette matière la France ne fut pas précurseur, mais bonne dernière…

Qu’est ce que le monde politique tente de faire aujourd’hui….les journaux de droite montent aux créneaux pour défendre l’économie et la démocratie dans le pays…ils ont peur du fascisme, peur de l’antisémitisme, peur de l’antimusulman…

L’histoire du FN est née en surfant sur le cataclysme du chômage de masse produit par la crise de 1973, créée par la conjonction de la mondialisation, la micro-informatique, la guerre israélo-palestinienne qui fit réagir les pays de l’OPEP et augmenter le prix du pétrole…Cela nous amena à choisir l’énergie nucléaire avec ses dix neuf centrales nucléaires et ses 58 réacteurs…

Et maintenant, les centrales vieillissent, le monde est pollué, le climat menacé, les grandes peurs se réveillent et amènent les religions radicales. Le terrorisme politique devient pseudo-religieux… On se bat toujours pour garder la main mise sur le pétrole, même s l’on prétend le faire au nom de la démocratie…Le croyez-vous vraiment : on a colonisé au nom de la démocratie, on a tué les indiens, au nom de la démocratie, on a soumis et réduit les africains à l’esclavage au nom de la démocratie et de la suprématie de la race blanche… On continue l’exploitation des plus faibles au nom de notre culture des blancs et nous voulons apporter la « lumière » au monde…

Oui à la science quand elle fait sortir les hommes de la barbarie et de la superstition, oui à la science quand elle sauve des vies. Oui à la religion quand elle amène la concorde entre les peuples et crée une cohésion qui les unit…

Qu’apporte le F.N. aujourd’hui, comme hier : le paternalisme qui existe dans le royalisme et qui n’existe plus dans la république…C’est pour cela que ce parti se « reproduit »en famille, comme la dynastie… un patriarche c’est rassurant, même si c’est souvent encombrant… Il défend la culture « blanche » et déculpabilise ceux qui la revendiquent comme la culture fondamentale des Européens en oubliant que nous sommes tous issus de métissages pour avoir subit 23 invasions en 7 siècles… Aujourd’hui il prône un programme qui rassure les petites gens et fait peur aux capitalistes…ils ne devraient pas avoir peur…L’extrême droite a toujours était libérale avant tout…Elle appuie juste sa « libéralité » sur des idéaux qui amènent la haine et la guerre… Alors pour ceux qui seraient tenté de penser que la famille Le Pen et son paternalisme de bon aloi est la solution à leur problème…Je leur dit « méfiez-vous »…On ne construit pas sur la haine …on survit.

YZA 01/12/2015

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 15:04
encre 2014
encre 2014

La part du vent

Dans la folie des hommes

La part du feu

Dans leur quête d’amour

La part de l’eau

Dans le baptême des corps

La part de l’Ange

Dans le meurtre avéré

La part du sang

Dans l’espace recraché

La part de l’ogre

Dans la curée des dieux

La part de l’ombre

Dans le silence enfin…

YZA 17/11/2015

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:53
LE RAPPORT AUX ARMES

Le rapport aux armes

Mon père, une fois veuf, avait tendance à raconter ce qu’il avait subi durant la guerre 39-45. A la déclaration de guerre il avait 17 ans. Il aurait dû se rendre et aller en Allemagne pour faire le Soutien au Travail Obligatoire. Mais lui qui avait commencé à travailler l’année du front populaire, n’apprécia guère ce travail obligatoire, imposé à un peuple d’ouvriers qui avait gagné des droits.

Il parti, comme beaucoup, sur la route de l’exode. Mais comme il était sans le sous et avait faim, il s’arrêta dans les fermes de la Somme où il travailla comme valet et pu manger à sa faim. Il travailla dans les sucreries, travail déclaré mais saisonnier. Quand il n’y eu plus de betteraves à transformer en sucre, il reçu un document en allemand en provenance de la « commendature » : Il fallait qu’il se rende.

Sa mère veuve vivait à Lille, il ne voulu pas qu’elle soit inquiétée par sa « désertion », alors il prit un train….

Dans le train, les policiers étaient français, à la solde de l’occupant. L’un d’eux le mis en joue, parce qu’il n’était pas en règle…

- Un compatriote s’était cru fort avec une arme.

- Se soumettre pour rester parmi les plus forts.

- Avoir le droit de vie ou de mort sur les autres parce qu’on vous donne une arme.

Il fut conduit et dû fabriquer de l’armement et manipuler du plomb, mal nourrit, il voulu se rebeller et s’enfuir, là encore, il fut rattrapé et mis en joue…

- les armes sont faites pour vous soumettre.

Mon beau-frère a gagné un fusil dans une loterie, il cru bon l’offrir à mon mari. Quand nous avons emménagé dans une petite maison d’angle de rue, il n’y avait guère de jardin où il aurait pu tirer sur des cibles. Il s’est mis à tirer dans les carreaux d’une maison abandonnée située dans une cours derrière chez nous…jusqu’à ce qu’un voisin vienne lui dire que cette maison lui appartenait et que ses petits enfants allaient y jouer le dimanche…

Ce jour là, mon mari était très pâle. Il a pris conscience de sa bêtise…

- une arme peut faire de vous un assassin par inadvertance…

Laissons les armes à ceux qui ont choisi d’en faire un métier : soldats de métier, gendarmes, policiers.

Si nous sommes en guerre il faut rétablir la paix sur nos territoires. Il ne faut pas ajouter de l’horreur à l’horreur.

Que celui qui en a la vocation s’engage dans l’armée, dans la police, dans la gendarmerie. Il n’est pas indispensable d’imposer le service militaire à des jeunes qui ne se sentent pas concerné par cette notion de « service armé ».

Il existe d’autres engagements pour les jeunes :

- le service civil,

- le secourisme et son engagement dans la Croix rouge ou d’autres ONG de secours à la personne.

On peut servir son pays sans prendre les armes… je suis une femme et je l’ai fait dès l’âge de dix huit ans en participant et aidant des jeunes qui faisaient leur service civil à une époque où toute publicité sur l’objection de conscience était interdite. Plus tard j’ai travaillé au sein de la Croix rouge…

C’est mon humble avis sur ce sujet… à vous de faire le votre.

YZA le 22/11/2015

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 19:57
statue de la liberté à Paris
statue de la liberté à Paris

Ma colère

Il y a soixante dix ans ont été écrites et chantées des chansons de résistances à la barbarie et elles sont au patrimoine de notre culture comme la condamnation du nazisme.

Mais les guerres, il y en a toujours eu, la différence c’est qu’elles sont faites ailleurs et notre armée y participe, pendant que nous dormons sur nos deux oreilles : Corée, Algérie, Vietnam, Kosovo, Moyen Orient, Centre Afrique….des génocides ont continué à être perpétrés : Rwanda, Thaïlande, ex-Yougoslavie, au nom des religions ou des politiques différentes. …

Nous nous disons pacifiste, mais nous fabriquons et commercialisons des armes. La COP 21 se fera au Bourget…comme le salon de l’armement…

La guerre est un produit d’exportation….mais n’avons-nous pas a en assumer le service après vente, en accueillant les réfugiés, en aillant à faire face au terrorisme ?

Réfléchissons-nous aux conséquences de la mondialisation. Au modèle des sociétés occidentales qui exploitent les hommes et les matières premières de par le monde et détruisent les civilisations différentes et les terres de ceux qui y habitent…

Ne pensez vous pas qu’il y a là de quoi se révolter ? Depuis le temps que le monde occidental manipule l’opinion publique pour qu’on lui accorde l’aval des guerres qu’il fait en Orient pour du pétrole et du gaz et des territoires. Il faut bien que quelque chose se passe de négatif pour nous de par l’existence de cet état d’illuminés et de barbares, puisant dans des religions pré-musulmanes pour ériger un état totalitaire et terroriste en réplique à un demi-siècle d’agressions à l’égard des peuples de ce secteur de la planète.

Nous les donneur de leçons qui brandissons l’étendard sanglant élevé de la démocratie, nous ne remettons jamais en question notre mode de vie et notre mode de penser….

Liberté, liberté d’exploiter, liberté de soumettre, liberté de s’imposer en modèle sur toute la planète depuis quatre siècles… Mais peut-être que trop de liberté tue la liberté...

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 17:31
plage de lîle de Berder
plage de lîle de Berder

Un vol d’ibis sacré

Arpente l’espace

Inachevé...

L’espace rassurant

Des presqu’îles

Etreint le silence ...

Miroir d’argent du golfe

Garde immobile

Tout l’espace ...

Soleil de vermeil

Posé au plateau d’argent

D’une mer assoupie ...

Barque du pêcheur

Ombre qui passe

Signature du néant...

Un goéland enfile un courant d’air

Triskèle blanc

Sur l’ombre des pins...

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 16:50
dans le golfe du Morbihan...
dans le golfe du Morbihan...

Au passage du guet

Courbe le serpent du rêve

Vers l’île

Les squelettes des bateaux

Gorgés d’eau

Rêvent de dérives

Gris-bleu de mémoire

Dentelle de pierre

Garde secret

Silence au parfum d’iode

La baie retient son eau

Secrète

Rose nacré d’un coquillage

Souvenir en couleur

Bel âge

Catamarans voiles

Peintes « bonbons anglais »

Carnaval flottant

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 20:41
rose dans la cuisine...
rose dans la cuisine...

SE SOUVENIR DES BONNES CHOSES

A la place du champ

Identiques

Les cinq maisons s’alignent.

Vitrine de boulangerie

Cœurs rouges

Pour la St valentin.

Deux cent soixante dix pas

Entre boue et eaux

Sur mon chemin de silence.

Les cônes verts des sapins

Sentinelles

Veillent sur l’hiver.

La voix de l’amie sonne

La vie revient

En goutes de pluie rose.

Quelques e-mails sur la toile

Mots et couleurs

Tissent nos liens.

Au fait du toit rouge

Tonitruant et espiègle

Le merle noir.

La voix de Ghislaine

Sur un disque blanc

Tellement présente.

Les morts sourient en photos

Sur le grand buffet

Les vivants aussi.

Rose orange et vert

Le bouquet du dimanche

Sous le lanterneau.

Têtes ployées du poids de l’eau

Les roses survivent

Tenaces.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:04

LES FEMMES LA RELIGION L’ECOLE

Les femmes vont tête nue dans ce pays. Les chapeaux, les carrés, les bonnets ne sont plus de mises Nous avons la liberté promise par les coiffeurs et les marchands de cosmétiques Exits les chapeliers, sauf pour les grands étés ou les hivers très frais. Vive les coiffeurs avec leurs lissages leurs mises en plis leurs teintures leurs extensions capillaires (faites des cheveux des femmes du tiers monde qui les vendent pour survivre ou les laisse au temple en signe d’abnégation…. Et qui vous bousillent vos vrais cheveux quand il s’agit de les retirer à cause des produits et des coupes « barbares » que cela impose…)

Il n’y a plus que sur la tête des saintes à l’église qu’il y a quelque chose qui ressemble à un voile. Même pour les cérémonies à l’église toutes les femmes vont nue tête, teintes et frisées ou cheveux lisses et longs pour les jeunes. La femme française catho ou athée est tellement à penser que le port d’un voile s’assimile à quelque chose de réprouvé et d’appartenance musulmane que l’on est toujours « à part » lorsque l’on porte sur la tête quelque chose qui pourrait être assimilé à une divergence de la régle générale et ce qui fit la distinction de nos aïeules et devenu complètement obsolète.

Avons-nous oublié qu’il était de bon ton autrefois que même une petite fille n’aille pas nue tête à l’église et porte un ruban ou une pince appelée « barrette » pour maintenant sa coiffure, que les femmes du peuple portaient des foulards, carré plié en deux, appelé « carrés Hermès », parce que les bourgeoises en portaient aussi, mais pour aller à la chasse ou rouler en décapotable.

Les femmes d’un rang plus élevé ne seraient jamais allées à l’église sans leur chapeau et pour les funérailles il s’agrémentait d’une voilette ou même d’un voile. Le voile aujourd’hui n’accompagne plus que les coiffures de mariées, pour celles qui pensent encore à le porter.

Peut-être que les petites filles qui vont à l’école pensent à s’attacher les cheveux quand on leur parle de la possibilité d’attraper des poux, peut-être que les femmes pressées s’attachent les cheveux avec des élastiques ou des pinces pour se faire un semblant de chignon mal ficelé, mais seule les musulmanes qui continuent pour la plus part à porter les cheveux longs mais savent les protéger avec du henné portent le voile qui sera toujours considéré, désormais en Europe comme un signe distinctif religieux.

Avons-nous oublié qui nous sommes ? Avons-nous la mémoire si courte. Avons-nous oublié les religieuses leur voiles blancs et noirs, leurs cornettes, nous n’en voyons plus, les ordres religieux chrétiens disparaissent en occident alors nous ne voyons plus que les « sœurs » musulmanes. Je pense que l’occident souffre d’une grande pénurie de spiritualité. Confondant mode et liberté.

Je ne peux admettre le voile qui cache le visage de la femme. Elle doit montrer son visage, le cacher s’est nier toute apparence sociale, n’exister que pour le cercle de ses intimes. Faire en restant dans le cercle de la vie ordinaire de mère, fille, épouse, ce que d’autres faisaient lorsqu’elles se retiraient du monde au couvent et ne sortaient que cachées derrière une « cornette », en troupeau de peur de se « perdre »…

A notre époque il serait bon de revoir l’histoire de notre pays de nos religions et de la plus répandue en France jusqu’à nos jour : la religion catholique. Si nous sommes en république et en laïcité nous avons gardé le calendrier grégorien et 8 jours féries sur 11 en sont des fêtes catholiques. Pourquoi garder le Père Noël mais nier la crèche et même le sapin, pourquoi avoir des écoles catholiques et des écoles judaïques mais interdire les écoles coraniques.

Les écoles laïques deviennent donc en grande partie des écoles fréquentaient par les enfants musulmans qui veulent s’intégrer dans la république mais ne veulent pas renoncer à leurs principes religieux : viandes Allal et pas de porc. L’école laïque est en train de devenir l’école des pauvres, des musulmans, des émigrés qui ne veulent que chercher à s’intégrer ou passent le temps en attendant de faire quelques chose d’autre quand ils auront quinze seize ans parce qu’ils ne sont pas motivés par ce que l’avenir semble leur réserver…..Un emploi de salarié, comme leur parents qui n’ont connu que le Smig ou le chômage.

Si l’on cessé de considérer les musulmans comme des émigrés, des indigènes, des barbares, des envahisseurs , si on leur donnait la possibilité pour s’élever dans la société d’avoir des écoles coraniques qui respectent le programme scolaire imposé par la laïcité mais qui apprennent le Coran aux enfants comme on apprend le Catéchisme à l’école catholique et la Tora à l’école Judaïque. Alors il y aurait peut-être moins de « bourrage de crane » avec l’intégrisme religieux qui nous affole, l’école laïque pourrait proposer des menus pour les athées et ceux qui se fichent des préceptes religieux de type alimentaire et les gosses musulmans manger dans leur cantine à l’école coranique.

La religion musulmane deviendrait complètement respectable, ferait moins peur, puisqu’elle aurait le droit d’exister. Peut-être, mais j’ose y croire, pourrions nous élever le niveau vers le haut et arriver à faire du Coran un livre religieux moderne dans lequel la femme trouve sa place sans préjugé et sans complexe et moderniser l’image d’un islam prêt à se défaire de ses archaïsmes ramenant l’humanité à une barbarie d’état… Mais voilà, les archaïsmes comme l’hypocrisie de nos états dits modernes ont la vie dure…Alors in Allah !

(Je suis européenne de souche et catholique et vive les casquettes...)

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