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Lundi 24 août 2009

 

 


METROPLE

Roman

YVETTE VASSEUR

 

Edité par « La plume édition »

4,80 euros

 

Disponible chez l’auteur :

Yvette Vasseur,

 9 rue de la gaieté

59420 MOUVAUX

 

 

 

 

 

 

 

Préface

 

Lire ce livre, c’est faire un bout de chemin avec Yza.

 

Voyage temporel à travers l’histoire d’un territoire et de ses mutations, voulues ou imposées qui ont fait de la métropole ce qu’elle est aujourd’hui.

Voyage personnel dans les souvenirs, les souffrances et les combats d’une femme. Pour être autre chose que ce que sa condition lui destinait, s’enrichir par la culture dans un monde ouvrier qui n’a d’autre but que de survivre faute de savoir s’adapter.

Voyage sociétal qui brosse le tableau de deux générations.  Celle des parents qui a perdu ses repères dans un tissu socio-économique moribond. Celle des enfants qui cherchent à s’en construire de nouveaux dans un paysage économique redessiné.

 

Vous l’aurez compris. L’histoire d’Yza c’est l’histoire de sa région. Et l’histoire d’une région, c’est l’histoire de toutes les Yza qui l’ont construite.

 

Agnès Chenina

 

Avis de lecteurs

 

 

« Ton roman semble plus authentique qu’une autobiographie et plus vrai qu’une biographie…il nous parle des droits de l’homme et de la femme…je l’ai lu d’un trait et je l’ai passé à Monique (qui avait une grand-mère Ch’ti) »

Yvan Avena,   écrivain,

Goiânia, Brésil

 

« Littérature très imagée, qui sait déclencher chez le lecteur un film mental pour raconter son histoire »

Patricia Servoz-Gavin, ingénieur en formations

Uriage, France

 

« Ton roman se lit très bien, le style en est vivant, le regard sur certaines situations ou comportement affûté…de certaines situation, d’ailleurs, je dirai qu’elles ont l’originalité du… réel. »

Béatrice Gaudy,  écrivain

Paris, France

 

« Une vrai tranche de vie, un témoignage »

Pierre Vella-Jacquin, peintre- poète

Paris, France

 

« Une autodidacte qui ne cesse de s’élever par la littérature, la poésie, la peinture, tu es une merveilleuse « observatrice » des temps modernes…. »

Gérard Mozer, poète    

Talant, France

 

 

Par Yza
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Lundi 3 août 2009

ECHO DE CH’NORD

Poézine gratuit et aléatoire

Trimestriel N°50

Eté 2009

Les auteurs sont seuls responsables de leurs écrits

Yvette Vasseur. 9, rue de la Gaieté 59420 Mouvaux

  e-mail : yvette.vasseur@orange.fr

http://yzarts.over-blog.com

 

Pour participer: envoyer quelques textes inédits (20 lignes max.)

+ 4 enveloppes timbrées pour les expéditions, ou adresse e-mail.

 

 

Wissant

(du 27 au 30 juin 2009)

Yvette Vasseur

 

Le premier jour….

Trois roses  aux queues coupées

Jaune et rouge parfumées

À mes pieds

 

Le second jour…

A mes pieds

Une fleur rouge de muflier

 

Le troisième jour…

A mes pieds

Une coquille d’huitre ronde

Fossilisée et bistre

 

Le quatrième jour…

A mes pieds

Une canette de métal rouge

Dessus des lèvres rouges

 

 

Quelque part, une main, un courant….

La mer m’offre l’inattendu

 

Yvette Vasseur

 

 

 

 

 

 

 

- IL Y A… LONGTEMPS -

 

 

Il y a… longtemps

je rêvais de guitares gitanes

et de batteries blues

d'orgues orgasmiques

et de pianos panique

de saxos fanatiques

et de voix vérolées

 

Il y a… longtemps

je rêvais de femmes fantastiques

aux seins symphoniques

au sexe satanique

au corps d'amour tectonique

aux allures parfois androgynes

jamais à la fidélité biblique

 

Il y a… longtemps

je rêvais d'exister pour exciter

ma vie pour la risquer

sur le fil du rasoir

équilibre du désespoir

alcoolique et noir

naufrage cacophonique

 

Il y a… longtemps

que je ne rêve plus de rien

inutile et sans destin

Fou comme je me sens bien

face à la page lieu

où j'incruste mes yeux

pour une histoire harmonique

 

Aussonne, le 10 Avril 2009

Gilbert MARQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai vu des hommes

 

J’ai vu un homme rire

Alors que tant d’autres pleuraient

J’ai vu des hommes vivre

Alors que tant d’autres mouraient

J’ai vu des hommes tuer

Et leurs victimes qui les imploraient

J’ai vu des hommes qui riaient

Qui vivaient et qui tuaient

J’ai vu de petits hommes

Que l’on croyait grands

Et qui dirigeaient les hommes

J’ai vu des hommes qui ressemblaient

A des hommes et qui gouvernaient

J’ai vu des hommes qui riaient

Qui vivaient et qui tuaient

Et qui me ressemblaient.

 

MICHAËL  ADAM

 

 

 

 

 

 

 

Réveil dans une lourdeur de plomb

Journée sans les matons

Mais aussi long qu’un jour de prison

Coucher, allongée dans un malaise

De toutes ces heures perdues

Qui sont là, qui me pèsent

Et qui font de moi un vaincu

La vie, en passant,

A rendu le terrain exsangue

Il a tout donné,

Il a mal donné

Il  a voulu  prendre aussi

Le meilleur et le pire

Sans réfléchir

Petit colibri

Tu t’es senti  des ailes pousser

Sans voir que dans les miasmes des erreurs

Elles allaient s’engluer

Et aujourd’hui

Toutes les heures

Qui  remplissent  tes jours et tes nuits

Sont là pour te rappeler

Que quelque  soit le chemin que tu prennes

Il  te faut regarder où tu poses  les pieds

Pour éviter qu’il ne devienne

Un labyrinthe dont la sortie est condamnée

Sur ordre  du passé

AGNES CHENINA

 

 

Il faut tout repeindre en orange,

Sauf le désir

VIVIANE SIMON

J’AIME LE NORD

 

Mon canton c’est le Nord avec son charbonnage !

Ses arbres noirs, tordus dans le voile du soir !

Ses plaines, ses terrils et ses bourgs sans espoir

Où vont couler ses eaux en oubliant leur âge !

 

Cher patelin l’été, sous le soleil peu sage,

Qui fait rêver chevaux et bœufs de l’abreuvoir…

Les cigales alors égrènent leur savoir

Tandis que les oiseaux m’apprennent leur langage !

 

A la riche Provence, je te préfère ô Nord,

Malgré ton été tiède et ton hiver qui mord !

Que j’aime ma commune et ma maison natale !

 

Dans tes quatre saisons que je brave sans peur,

J’aime ton vent qui souffle engendrant la rafale…

Oui c’est toi qui se meut tout au fond de mon cœur !

 

PAULETTE SIX

LE GENTIL FANTÖME

Et si après ma mort je reviens sur la terre,

Je voudrais que ce soit, non en spectre vengeur

Qui vient en justicier et qui se rit des pleurs,

Mais en gentil fantôme qui un jour, je l’espère

Viendra te réveiller dans ce lit triste et froid

Où nous connûmes ensemble de si fiévreux émois…

Car j’espère conserver, et ton âme et ton cœur

Au de-là de la Mort et de la terre sur moi.. ;
et je veux voir en toi, bien plus que dans la Croix

La joie d’être ici-bas et de vaincre ma peur,

Tu es ce chaud brasier dont m’attire la flamme !

Je l’attise, je m’y chauffe, et près de toi, ma Dame,

Si quelquefois je pleure, mes larmes sont de Bonheur !

Car tu es ma raison d’exister, de comprendre ;

Et puis dans notre amour, pressons-nous de tout prendre,

Car la vie est un four dont nous sommes les cendres…

 

 

Gérard Mozer

 

 

 

Par Yza
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Lundi 6 avril 2009

 

HOMMAGE AUX POETES  ET REVUISTES

DU NORD PAS DE CALAIS

 

Jean Claude Bailleul

Né à Tourcoing, vit actuellement en Bretagne

Animateur durant 17 ans de la revue Horizon 21

 

Ardent caillou qui trinque

Au délire de ma nostalgie

J’égratigne mille demeures

D’oublis démesurés

Gravier traditionnel qui crisse

C’est tout ce qu’il peut vivre

Je laisse chaque pas

Trouver son enfonçure

A la conquête du feu

 

Au milieu du bonheur

Parfois les yeux sont rouges

Aussi

Ils acceptent

Au milieu du sommeil

L’écran ressuscité

Ose l’image d’un baiser

 

(extrait de tant que le temps, 1988)

 

 

André Campos Rodriguez

Vit à Seclin

Animateur dans les années 80 et 90 de plusieurs revues de poésie  et d’émissions de radio littéraires et poétiques

 

L’ERMITE

Je ne brandirai pas

L’outrance des feuillages

Ni ne dévoilerai

Les friches désertées

Qui me servent de repaire.

 

Le ciel seul sera témoin

De l’âge de mes reins

De l’anse de mes peines

 

Et mes silences meubleront

  j’écouterai grandir

Les biches de mes bois ;

 

J’aurai pour seules  compagnes

Les nuits ensorcelées

De mes rêves éteints

 

Et des aurores scellées

Aux commencements du monde

 

 

 

 

Gaston Criel

Vivait à Seclin

Locataire de Jean-Paul Sarte, secrétaire d’André Gide, a exercé de nombreux métiers et voyagé aux Etats Unis où il rencontra beaucoup de jazzmen

 région.

 

Veille solitude

Souffle jeune matin

Les pas portent journée

Coin de rue à la place

Vers le rêve laqué ;

 

Pirogue je descends

La tourbe urbaine

Mon bateau

Les autos butent.

 

Accrochés fantasmes

Ne voient plus

Que décor

Aussi plat qu’une toile.

 

Une étoile vomissure

Eclaire la banquette

Eclatante puanteur

Où les mains se cramponnent 

 

La marée du souvenir

Agite la passion du présent

Roulé de vague en vague

Homme vague porte jours durs

Qui s’effritent aux minutes de coton

 

Les oiseaux abandonnent le cri

Entre lune et soleil

Le chanteur sans voix

A perdu les regards

Il suffoque son rêve

En hoquets sans écho

Le bêlant boiteux

Est né trop tard

Dans un monde trop vieux ;

Il ne reste sur ses lèvres

Qu’un peu de poussière

Et les oreilles dures

Des assoiffés d’azur.

 

Plus une aille plus une branche

La rose bleu marine

 Fane le hasard.

 

Jean Dauby

Vivait à Valenciennes

Fondateur du centre Froissart de poésie

(revues, concours, édition de recueils)

 

            « Louez le nom de Yahvé ! »

                                   psaume 113

                        KILOUTOU

Louez ? louange ou location

Mon père louait sa machine à coudre

(18 francs par mois, en 1918 !)

et se penchait sur elle avec vénération,

tanguant des pieds pour rythmer sa prière

(Douze heures par jour ; à moins que

jupitérien, il ne fit jaillir de ses doigts

L’éclair de son aiguille ;

 

Mes parents louaient leur maison,

Mesurant leur hommage

En raison inverse de l’inconfort

Et des caprices du proprio.

 

Mais de nos jours, keneloutonpa ?

La maison kiloutou vous offrira

Le marteau et le camion pour le transporter,

La reine d’Angleterre vous louera ses gardes

Pour le mariage de votre fille,

Et duc de Montluc son château                   Renaissance

-fauché qu’il est-  pour tourner un porno.

 

Et Dieu ?

Y-a longtemps que c’est fait.

            Dieu soit loué !

 

                                   (30 Mars 1992)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy Ferdinande

Vit à Lompret

Animateur de la revue «Comme un terrier dans l’igloo » et de la maison d’édition «le Rewidiage »

 

LA PISTE AUX ETOILES

Ouvriers du matin, à quatre dans la cabine

Du J7, motocyclistes crottés perdus

Vigilants avec les pensées : il fait froid, hein !

Sur la terre plate où chaque jour

Le vrai fait son trou jusqu’à la lie ;

 

            La vie n’est faite que de détails

Les détails que de fictions qui,

Telles des microbes, portent le sens de nos pesantes généralités.

            Et ce sont ces fictions qui

Nous font la peau avec la quelle nous aimons.

 

Pris dans l’aube filandreuse où les peupliers

Tiennent leur silence, un avion délie l’espace,

Démêle  le blanc à la façon dont je tue les guêpes qui envahissent l’essentiel,

Mes détails,

            L’indivisible vigie qui,

Derrière la fenêtre, passe par le ciel

 

Dan Ferdinande

Compagne de Guy, contribue à l’œuvre commune.

 

Le voile de la mariée finit de fleurir

Mousse de tulle crème par-dessus la haie

Et toi dans le jardin minuscule

Tu disputes aux guêpes et aux merles

Les derniers fruits mordus avec entêtement

Puis tu déposes sur les milliers de feuilles

Le cristal d’un élytre

Le goût d’une pomme de reinette entamée

Le bol ébréché du hérisson venu boire une nuit

L’ultime soubresaut de l’armée noire et dorée de porte-aiguillons arrêtés à ta vitre et tu éternues.

 

Moi j’ai dans le creux de la main un petit verre orange

Jusqu’aux trois cercles verts je l’ai rempli

D’une boule de platane.

Elle renferme l’odeur forte de la récréation

De la ronde du muguet et de la capucine.

(« …Atchoum »)

je l’appuie à mon oreille et j’entends

sur les carreaux d’une marelle tracée à la craie

 

Qui va se loger en plein ciel.glisser un palet de faïence azurée

 

Louis Lippens

Vit à Linselles

Directeur de la revue «elan »

Poétique littéraire et pacifiste

 

MANIFESTE DE LA LIBERTE

La liberté n’existe pas

Dans un monde où l’argent est roi

Où la maladie mène au trépas

Dans un monde où sévit la faim

Où l’on gaspille le pain

Dans un monde sans travail

Où il y a trop de «boulot métro dodo »

Tiercé et loto

 

La liberté n’existe pas

Dans un monde d’homme de paille

Dans un monde mitraille

Où les hommes marchent au pas

Avec l’odeur de poudre au repas

 

La liberté renaît

Loin des casernes abandonnées

Avec leurs armes rouillées

Loin du nationalisme

Avec le mondialisme

 

La liberté renaît

Avec les Droits de l’homme appliqués

La liberté renaît

Avec la Paix

 

(in «face à la Liberté »2ème trimestre 77)

 

Jeanne Maillet

Vit à St Pol / Ternois

Fondatrice du cercle poétique du Ternois, rédactrice du bulletin «bulles ternois »

 

QUAND NOS HISTOIRES S’APPARENTENT…

Quand nos histoires s’apparentent

A la beauté du jour qui passe

Ne refermez plus vos fenêtres

Parentes de nos songes

Filles de mer et de clarté

Frêles comme un son de cloche

Fortes comme un pain bis…

 

Puisqu’il nous faut des millénaires

Pour forger le mot incendié

Que toute buée sur la vitre

Ne déforme plus nos visages…

Et puis prions encore ; Prions mieux

Le sceau fermé éclate de lui-même

Quand nous portons nos propres vœux

Jusqu’aux limites des lumières

Et nous voici, corps assiégés

Dans le chaud d’un instant

Où le possible se réveille…

 

Extrait de «endormi sous son lieu de promesse »

 

Lucien Suel

Vit à Berguette (P. de C.)

Animateur de la «Station

Underground d’Emerveillement

Littéraire »

 

CANDELABRE POUR BENOIT

(extrait)

Les ossements de Benoit brunissent délicatement  dans la cave romaine de Sainte-Marie-des-Monts.

Seule à avoir réintégré le village natal, celée sous le maître hôtel de l’église d’Amettes, une rotule témoigne. Sur la route poussiéreuse bave l’articulation épuisée.

Les sorciers démocrates avaient exalté le virus du travail, le laudanum culturel, le paillasson de l’ordre et la bougie nauséeuse de la raison.

 

Voici Benoît labre.

Lui sanctifie l’oisiveté en ce siècle où la torture machiniste commence ses ravages dans les villes anglaises  pour déferler à la fin sur la planète dégradée.

Lui sanctifie la pauvreté en ce temps où l’infâme bourgeoisie se glorifie de la ponte ininterrompue d’abjects objets de consommation.

…………………………………………

Né dans une mercerie de village et mort dans la boucherie Zaccarelli à Rome, entre temps, il aura, pédestrement, été le voyageur déguenillé, le roi de la gyrovagie, le cul-terreux volatil, le paresseux persécuté, le poignant diététicien des captifs de Calabre, le trappiste itinérant, le rouquin lentigineux, ou le contemplatif zen.

…………………………………………….

Benoît-Joseph Labre n’a jamais mûri de projets. Il n’a pas connu le gel homicide, ni le bestial endoctrinement télévisé par satellite, la folie meurtrière programmées à travers l’espace, le dé pipé du vote universel.

Benoit-Joseph labre n’a vécu qu’au jour le jour avec foi, sans loi.

Il laisse la porte ouverte aux fêlés mystiques. Amen.

 

Viviane Simon

Née à Dunkerque

Animatrice

 Du groupe poétique «dialogue »

 

IL FAUT TOUT REPEINDRE EN ORANGE

Sauf le désir

9/10/87

M’agresse Musique

Walkman

L’arbre une mer que le vent agite

Lille le soir troisième étage

il pleut

10/10/87

Mes pas poursuivent mes pas

Jusqu’où fait-il aller pour te rejoindre

J’accepte le silence

Comme un bruit étranger

C’est le métro qu’ils montent

A coups de soleils impuissants

Marteaux piqueurs marteaux pick-up

Je vais craquer réponds

 

Yvette Vasseur

Vit à Mouvaux

Animatrice de «echo de Ch’Nord »

 

CERCLE

Le cercle s’enroule

Se déroule

Autour de mon cœur

De ma vie

Trace des regards

Des vis            ages des chemins

De l’enfermement à la liberté.

 

Sortir de l’enfermement physique

Par la force du mental

La liberté individuelle

Vu de l’esprit

Conditionnée par les contraintes

Du collectivisme.

La différence condamne

A la solitude

A l’enfermement

Le Différent

Devient la référence

De l’espérance folle

De Rédemption

 

Pour mille ans d’obscurantisme

Plus mille ans de réflexion

 

Crucifié à jamais

Trahi par des générations d’illuminés

Attendant du «ciel »

La révélation du message

En saccageant la terre

D’où viendra

Le jugement dernier.

 

Le cercle concentrique

S’enroule se déroule

Autour de la table

 

Là est mon univers

Là est ma mémoire

 

Je porte une grappe d’œufs

Fertilisées par des images

Des voix gravées dans mon cerveau.

 

L’éternité s’inscrit

Dans la mémoire collective

Quand l’histoire se prête au jeu

 

L’éternité de l’univers

Est la réponse

A toutes les questions humaines

 

Il nous faudra les trouver

Au risque de ne mourir idiot.

 

Pierre Vaast

Vit à Noyelles sous lens

Fondateur de la revue « Rétro-Viseur »

 

UN HOMME ET LE MONDE

Jour après jour confrontés.

La faim, la guerre, la mort

Il y a tant à faire !

Et son amour tout nu

A retisser chaque jour.

Le monde est sa démesure.

Face à face.

C’est une sacrée corrida

Pour un homme

L’aventure est assez belle

Et passionnante à dominer.

Mais toujours il faut repartir en voyage,

Reconquérir les mêmes fleuves

Les mêmes montagnes

Les mêmes déserts

Les mêmes solitudes ;

Rien n’est jamais acquis

Ce n’est pas le monde qui a rétréci

C’est notre regard sur l’avenir,

Sur la poussière des trottoirs,

Sur l’horizon des continents,

Sur la couleur du ciel.

 

 

 

Lucien Wasselin

Vit à Camblain-l’Abbé

Chroniqueur littéraire au journal «liberté »

Et dans Rétro-Viseur

 

Peut-on écrire ces instants fugitifs où coïncident un paysage, une humeur et quelques souvenirs ? Me voilà au pied d’un château, sur une langue de terre emprisonnée entre une rivière et un ruisseau mort couvert d’une fragile végétation aquatique ; Une barque passe, des pécheurs patientent et interrogent la lumière. Des cyclistes arrivent et se reposent sous les frondaisons. Et rien ne trouble le dormeur près de la haie. Il fait beau. Je me sens bien et j’en arrive presque à aimer les hommes. Je pense à Willy Ronis, André Kertesz, Robert Doisneau, quelques autres encore… Et que les souvenirs de 1936 n’ont pas fini de s’éteindre. Je suis là, parfaitement anonyme, une femme à mes côtés, dans la photo que nul n’a prise. Je souriais, je croyais au bonheur

 

 

 

 

 

 

Tous les textes et auteurs présentés dans ce N°, sont extraits de

« Quelques poètes du Septentrion »

brochure éditée par le  groupe «poésie » de l’association «escal’Ados »

et par mes soins

 en tant qu’animatrice de ce groupe

Sauf  présentations et textes de

André campos Rodriguez,

Louis Lippens

et Yvette Vasseur

 

Par Yza
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Lundi 6 avril 2009

ECHO DE CH’NORD

Poézine gratuit et aléatoire

Trimestriel N°49

Les auteurs sont seuls responsables de leurs écrits

Yvette Vasseur. 9, rue de la Gaieté 59420 Mouvaux

  e-mail : yvette.vasseur@orange.fr

http://yzarts.over-blog.com

 

Pour participer: envoyer quelques textes inédits (20 lignes max.)

+ 4 enveloppes timbrées pour les expéditions,

ou adresse e-mail.

 

 

 

Chaque

 

Chaque printemps chaque enfant

Tout est toujours à refaire

Chaque chanson chaque prière

Tout est toujours à refaire

Chaque détour chaque amour

Tout est toujours à refaire

Sauf la mer

Sauf

La guerre

Sauf l’enfer

Chaque repas chaque pas

Tout est toujours à refaire

Et garder la mémoire

De ce qui est devenu mystère

Et sortir du désespoir

Où plongent tant de misères

 

Chaque bonjour chaque sourire

Chaque caresse chaque baiser

Tout est toujours à refaire

 

Sauf la guerre

Sauf l’enfer.

 

Yvette Vasseur

Le 27 mars 2009

 

 


Avoir et Etre

 

Loin des vieux livres de grammaire

Ecoutez comment un beau soir

Ma mère m’enseigna les mystères

Du verbe Etre et du verbe Avoir.

 

Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Etre étaient deux frères

Que j’ai connus dès le berceau.

 

Bien qu’opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu’avoir aurait voulu être

Etre voulait toujours l’avoir.

A ne vouloir ni dieux ni maitre

Le verbe être s’est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en banque

Et faisait un grand numéro,

Alors qu’Etre, toujours en manque

Souffrait beaucoup dans son ego.

 

Pendant qu’Etre apprenais à lire

Et faisait ses humanités,

De son côté sans rien lui dire

Avoir apprenait à compter.

 

Et amassait des fortunes

En avoirs en liquidités,

Pendant qu’Etre, un peu dans la lune

S’était laissé déposséder.

 

 

 

 

 

Avoir était ostentatoire

Lorsqu’il se montrait généreux,

Etre en revanche, et c’est notoire

Est bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe affaire

Il met tous ses titres à l’abri.

Alors qu’Etre est tout en pudeur

Et sa noblesse est à ce prix.

 

Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.

 

Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont répartis les tâches

Pour enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin d’Etre

Parce qu’être c’est exister.

Le verbe Etre a besoin d’avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.

 

Et de palabres interminables

En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

 

(Anonyme)

 

 

 ( désolée les pages scanées ne sont pas passée) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Page 1 : CHAQUE de Yvette Vasseur

Page 2 et 3 AVOIR ET ETRE Anonyme

Page 4 : Texte et Croquis de Gérard Mozer

Page 5 : UNE AUTHENTIQUE ETOILE DE Brigitte Neulas

Page 6 : 1 poème de PaulVerlaine et

  1 poème d’Albert Samain

illustrés par Pierre Vella Jacquin

Page 7 : POESIE MON OXIGENE de Yvan Avena

Page 8 : MINIATURES   Jean Christophe Le Cloarec

Par Yza
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Lundi 2 mars 2009




BILAN

 

Après les moissons piétinées

Les murs lézardés

Les remparts ébranlés

Les tranchées bombardées

Les pavés arrachés

Les barricades renversées

Les gaz retombés

Les canons refroidis

Les avions repartis

Les fusils retournés

Les casques abandonnés

Les chars retraités

Les drapeaux déchirés

Les morts sont enterrés

Les blessés béquillés

Les héros décorés

Les monuments dressés

Les veuves consolées

Les orphelins costumés….

 

On peut se réinstaller dans la Paix… ! ?

 

 

 

Par Yza
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