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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:53

Mouvaux le 17 Février 2017.

Bonjour Monsieur

Je viens de lire avec beaucoup de plaisir le dernier N° d’aéropage. J’ai aimé votre poème sur Platon et Socrate. Ce texte me laisse à penser que vous vous cultivez pour le plaisir et par passion.

C’est ce que font tous ceux qui ont pour la littérature et la poésie un amour viscéral. Si je vous écris c’est surtout après avoir lu votre éditorial. Ne vous laissez pas démoraliser par la turpitude des marchands de soupe de l’édition à compte d’auteurs surtout quand ils méprisent l’origine des auteurs.

Jean L’Anselme est né au cul des Vaches au lieu dit le « Passe tout outre » dans le Nord sur la Frontière Franco-belge. Communiste il a travaillé au ministère des affaires étrangères et a beaucoup écrit avec humour et dérision sur la bêtise humaine et surtout sur la politique.

Ferrucio Brugnario s’est marié très jeune par amour et ouvrier a écrit des poèmes sur des tracts politiques et syndicalistes. Ce qui lui a valu d’être en procès avec les industriels de Spinoa, banlieue ouvrière de Venise où il travaillait. Il a gagné ce procès et ses poèmes et textes ont été publiés tant en Amérique qu’en Chine et surtout sur les abris bus en Italie.

Jean le mauve amateur de poésie et écolo dans la peau vivait tant de ses éditions en poésie que de sa fermette qui lui permettait de vivre en autosuffisance. Il est mort au milieu de ses plombs : il publiait à l’ancienne.

Dominique Sampiéro avait un père ouvrier il est devenu directeur d’école et publie des romans sans concessions sur le monde ouvrier du nord et des biographies. Il continue à faire des ateliers d’écritures dans les banlieues. Il est du Valenciennois.

Voyez, il n’y a pas déshonneur à écrire, à aimer la poésie, la littérature, l’art en général. Au contraire. Nous y puisons notre force, notre résistance à la bêtise ambiante à l’insignifiance du tout paraitre, d’une frénésie faite pour décerveler le quidam, pour mieux le contingenter dans un prêt à penser, près à consommer, près à perdre des kilos, son quant à soi, son âme en quelque sorte… Soyer fier de votre différence. Si je vous en parle c’est peut-être parce qu’elle est aussi la mienne.

Fille et épouse d’ouvrier, ouvrière moi-même, j’écris depuis que j’ai compris comment on construit une phrase….peut-être parce que ma grand-mère née en 1890 n’est pas allée à l’école car elle était orpheline. Peut-être parce que chez moi il n’y avait pas la télévision et que je me suis mise à aimer les livres… mais je ne regrette rien de mon éducation. Elle m’a aidée à prendre des distances face au monde dans lequel on vit. A être un peu moins une bénie-oui-oui.

Je vous salue bien monsieur Gilbert Lompret, longue vie à vous et à votre poésie.

Cordialement

Yvette Vasseur YZA en poésie


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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 22:47

Te souviens tu Joe ?

 

Les paysages en trompe l’œil des décors

Que tu montais pour les opérettes

Et les pièces de théâtre dans cette salle à l’italienne

Avec ses fauteuils de velours rouges.

Depuis les sièges du premier balcon

on pouvait voir le matériel des prestidigitateurs

Et leur table à multiples cachettes

Et appréhender le mystère que d’autres vivaient en néophyte.

On pouvait voir aussi les clowns.

Nos rires si gais les amenaient à nous regarder,

Perdre une seconde, avec un sourire bien fendu,

Le fil de leur histoire, entre deux gags.

 

Te souviens tu Joe ?

 

Du parc de cette même ville,

Avec ses jets d’eau

Un peu semblable à celui de Genève mais en moins haut,

Sa statue de dame du dix neuvième siècle avec robe longue et chignon haut, rêveuse assise

Et de ce bas relief avec des chérubins grimpés sur le dos de marcassins

Et les paons et les poules à pattes d’éléphants

Et les coqs de barbarie

Et les cages à poules de métal,

les bacs à sable, les pataugeoires,

Tu en fus le gardien.

 

Te souviens tu Joe ?

 

De la route entre St Michel et St Malo

Des bus et des wagons de marchandises

Où nous nous cachions entre deux gares de villages.

Des dessins à la craie sur les trottoirs pour quelques francs

Des chambres d’hôtels et des dortoirs d’auberges de jeunesse

Et des camarades joueurs de guitare

qu’on accompagnait à la guimbarde ou à la cuillère.

Les places de marché, des plages de sable fin

Et des cigares qui te brunissaient les dents.

 

Te souviens tu Joe ?

 

De la forêt d’Écouves

Et de son petit pont de bois

De la croix de Moldavie

Et ses tanks abandonnés près des aires de piquenique

De St léonard et de St Cénerie

Ces villages de l’Orne que tu connaissais bien

Et de la tour phallique du bois de Bagnoles

Rendant hommage aux dames qui inspirent l’amour.

Et des chevaux sur notre route

Tes frères de balades.

 

Te souviens tu Joe ?

 

De la tour de la Duchesse Anne à Nantes

D’où nous avions regardé la ville

Jusqu’à un horizon lointain de verdure

De la prison à porte bleue

Et de ses places de parades

Et de ses places de tortures

Des tours à LULU

Et du musée dédié à jules Vernes

Et de tous ces endroits où tu draguais les filles

En vieil arnac cultivé, amateur de nus et de chair dénudée…

 

Te souviens tu Joe ?

Comme c’est beau la vie !

 

YZA 8/02/17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 20:34

Conte de Noël des pays nordiques (Yza Vasseur Lermusiaux)

Il était un fois, dans une forêt profonde, une famille de fabricant de charbon de bois. Le père la mère et la fille devenue adolescente. Cette famille vécue prospère tant que les bûcherons lui apportaient le bois qu’ils avaient la charge de consumer juste ce qu’il faut pour en faire le bois des barbecues de l’été et les fusains à dessiner.

Mais ils étaient les derniers à faire ce dur métier et le père bien vieux fut emporté par la maladie. La mère, également âgée, ne sortait plus beaucoup pour se rendre au village. Seule Lucie, la jeune fille de la famille, s’aventurait au village pour y acheter de temps à autre, ce dont sa mère et elle avait besoin. Elles pouvaient se l’acquérir avec le maigre budget de la vente des réserves de charbon de bois et de leurs économies.

Nous sommes en décembre, Lucie veut se rendre au village pour acheter du sel et du beurre car si dans la forêt elle élève des volailles dans un enclos et des lapins dans des cages, elles n’ont pas de beurre parce que pas de vache. Les provisions d’hiver sont faites mais il manque toujours quelque chose aux abords de l’hiver.

Alors avec le peu d’argent qu’elles ont, sa mère et elle, mais avec leur grand courage, elles ont fabriqué des édredons en duvets d’oies et des étoles en peaux de lapins. Lucie compte bien les échanger dans les fermes contre le beurre, la farine, le sel et le sucre dont elles auront besoin pour passer l’hiver au creux des bois. Elle emmène avec elle son âne, celui de son père, celui qui portait les charges de bois autrefois. Il porte ce qu’elles ont fabriqué et il amènera ce qu’elle pourra acheter.

Mais nous approchons du solstice d’hiver les jours sont courts et voilà que la neige vient à tomber avec de telles bourrasques de vent que le paysage en est chamboulé. Lucie qui croyait pourtant bien connaitre les sentiers de sa forêt, souvent parcouru avec son père, est décontenancée par le changement du paysage opéré par la neige.

Elle ne peut plus avancer et décide de bivouaquer pour la nuit en faisant un grand feu afin d’éloigner les bêtes sauvages en particulier les loups. Elle réunit autour d’elle suffisamment de bois pour ce feu et l’allume. Elle s’emmitoufle dans son manteau en peau de bête et tente de trouver un peu de chaleur contre le ventre de son âne en entretenant le feu…

Mais les nuits d’hiver sont longues et elle pense que si elle ne rentre pas dans les deux jours qui viennent sa mère va s’inquiéter. Le vent se lève à nouveau, la neige se remet à tomber, elle a de plus en plus de mal à entretenir le feu et soudain dans la nuit froide s’élèvent les premiers hurlements de loups dont elle entraperçoit bientôt les yeux brillants autour du bivouac.

Pourtant rien n’est fini dans cette forêt qui est celle de ses ancêtres. C’est la nuit du grand partage, celui qui précède Noël et les villageois ont pris la route pour aller de maison en maison avec leurs lanternes, leurs chiens et leurs enfants. Parmi eux il y a des chasseurs qui protègent les autres afin de ne pas s’égarer et d’être agresser par les bêtes sauvages.

C’est ainsi que ce cortège passe pas trop loin du grand feu de Lucie et soudain retentissent les grands coups de feu qui font déguerpir les loups. Lucie n’est plus seule, elle se lève et rejoint les villageois qui l’accueillent avec des rires et des embrassades. Elle et son âne suivent le défilé des lumières et des chants. Il va de porte en porte pour échanger les biens que chacun a en surplus contre ceux qui risquent de manquer. Ainsi tout un chacun pourra passer l’hiver dans les meilleures conditions.

Lucie échange ses étoles de lapins contre du beurre chez des fermiers et ses édredons de plumes contre du sucre, du sel, et de la farine au magasin général qui est toujours bien pourvu à cette époque de l’année. Les gens viendront chercher les édredons qui leurs manquent avant longtemps.

Ainsi lors de cette nuit qu’elle a bien cru être sa dernière, Lucie a trouvé le désespoir et l’espoir, celui de la compagnie des autres et du partage qui prépare Noël.

C’est ainsi qu’elle pu rentrer chez elle, le temps de se reposer un peu. Elle y retrouva sa maman. Elles purent faire de bons gâteaux et revenir au cœur du village pour fêter Noël avec les gens du village. Aller à la messe de minuit, réveillonner dans la salle commune derrière l’église, dormir chez des paysans et rentrer chez elles le cœur contant, Lucie, sa maman et l’ âne. Pour y finir l’année et y commencer l’hiver.

Les autres ne sont pas si loin. Dieu, en la personne d’un enfant Jésus, est au milieu de nous.

21/10/2016

YZA

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 17:31

Chapitre 6

 

Il fallu toute la réflexion des sages et des jeunes du clan pour se persuader qu’il fallait que l’humanité retourne à sa source, que tout était à refaire. Que cette terre vierge depuis tellement de millénaires pouvait à nouveau apporter l’espoir à ceux qui auraient le courage d’y reconstruire le monde.

La carte pu se redéfinir. La température était devenue douce alors que partout ailleurs elle était torride sur ce qu’il restait de terre et insupportable dans les eaux devenue stériles.

Il y eu de grands débats, quel air respirer, que cultiver, comment survivre en dehors de notre dôme ??

Alors, la grande révolution d’Oméga commença, elle explora le sol de l’Atlantide, retrouva les preuves de ce que Mébaël avançait, alla prendre des mesures de l’air, de la température, de la composition de la terre. Elle y trouva des vestiges d’une civilisation somptueuse et complexe qui ne connaissait pas la guerre et c’est pour cette raison qu’elle avait pu conquérir le monde, par les échanges commerciaux et la spiritualité. Cette civilisation qui fut le terreau des civilisations, alors redevint celle qui offrit l’espoir aux derniers des humains.

Oméga avait trouvé son territoire sur la planète terre.

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 14:42

Chapitre 5

 

 

Les enfants d’Oméga voulaient reconquérir la terre, c’était leur rêve le plus intime, le plus puissant. Ils savaient que peut-être, tout n’était pas perdu, ils voulaient cultiver l’espoir. Il est profondément inscrit dans les gènes de l’humanité cet esprit de conquête qui apporte l’espoir. Ils savaient que d’autres communautés existaient peut-être dans l’univers.

Les humains avaient voulu conquérir Mars et chercher des matières premières précieuses sur la lune. Mais la déchéance de la terre n’avait pas permis de garder le contact avec ses communautés qui devaient, si elles existaient toujours, avoir acquis une autonomie semblable à la leur.

 

C’est pour cette raison qu’ils se tournaient surtout vers le passé, malgré cette grande frustration de ne pouvoir communiquer au-delà de l’espace par faute de moyen, réduit au rationnel avec un potentiel intellectuel t mystique susceptible de déplacer les montagnes mais seulement tourné vers le but de retarder l’inéluctable.

 

 

Un groupe de jeune de vingt ans à peine construisit son psychisme de manière dissidente et entrepris de visiter mentalement l’univers géographique de son époque. Prouesse d’autant plus risquée qu’elle ne pouvait aboutir qu’à une vision apocalyptique de la terre. Telle que les générations passées l’avait laissée, polluée et sans aucun équilibre de vie susceptible de pouvoir subvenir aux besoins humains de manière équilibrée et saine.

 

Le désastre était total, l’eau de mer avait tout envahit, le pôle nord n’existait plus, le pôle sud avait fondu, révélant des terre arides et désolées à cause de leur latitudes impropres à une vie végétale réellement exploitable pour un groupe humain habitué à manger ne serait-ce qu’une fois par jour. Les animaux, eux aussi, avaient disparus, l’éco système et l’afflux d’ozone avait rendu difficile leur existence sur la banquise disparue.

 

Personne n’avait exploré ses terres depuis les derniers explorateurs qui parfois y avaient laissé leur santé ne pouvant plus trouver l’exacte carte de ses terres aux paramètres changeant constamment, les moyens et les risques techniques devenant trop grands.

 

Cependant Mébaêl, dans son désir de vouloir servir son clan au-delà du contact avec le passé, trouva, sur le continent perdu, là où autrefois se réunissaient les manchots empereurs pour leur grande reproduction d’hiver, les vestiges d’une civilisation insoupçonnée.

Bien antérieure à toutes celles connues en des temps dits modernes. Cette civilisation n’avait pas connu de guerre durant mille ans et avait connu les déplacements dans l’espace et voyant arriver le froid sur son continent était partie à la conquête d’autres terres. Elle s’installa peu à peu au travers de l’Amérique du Sud, influença sa culture et ses échanges commerciaux. Elle venait du ciel et faisait rêver les hommes d’y retourner, ne serait-ce qu’après leur mort.

Elle avait gagné toute la terre, elle qui fut la première sur un continent perdu sous les glaces, elle amena avec elle les légendes des dragons d’un monde qui garda longtemps sa préhistoire. Cette civilisation a fait rêver l’humanité depuis la nuit des temps. L’océan éponyme ou presque lui a permis son exode vers le Nord de la terre.

L’Atlantide se révéla dans le cerveau hyper-concentré du jeune homme.

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 17:33

Chapitre 4

 

 

« Oméga » repairait les faux pas des hommes du passé, mais elle ne pouvait que retarder l’inéluctable. Elle essayait de réorienter les hommes, mais sa puissance était parfois insuffisante à influencer le passé à long terme. Les hommes disposent d’un libre arbitre qui ne peut se contrôler de l’extérieur. Ils subissent aussi les influences de l’inconscient collectif relatif à leur époque. Les manipulations médiatiques entrainent parfois des hystéries positives mais aussi des génocides affreux.

 

En fin de compte, ses actions positives faisaient avancer le monde au mieux du bien qu’’elle voulait répandre sur la terre avec le plus de justesse possible, repérant les êtres susceptibles d’avoir l’audace de faire changer les choses pour leurs contemporains. Mais, ce qui était brillant un jour, pouvait s’avérer réfuté par d’autres. Les précurseurs mourraient souvent sans pouvoir jouir de leurs découvertes, du fruit de leurs œuvres. Oméga leur gardait une place de choix dans la mémoire collective de son clan. Son enseignement à la nouvelle génération se fondait sur l’analyse de ce que tous les esprits positifs avaient pu apporter à l’humanité.

 

Ainsi, elle désirait sauvegarder l’espèce humaine en lui donnant le plus de puissance possible et en extrayant au mieux tout esprit de cupidité, de compétitivité accrue, de jalousie, d’égocentrisme destructeur.

Cette dernière communauté humaine avait en commun, ses lois et ses défis, avec les premières communautés humaines, elle partageait tout, de manière la plus équitable possible, comme les moines, comme les fourmis

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 13:28

Chapitre 3

 

 

Oméga essayait, autant que possible, de recycler toutes ses ressources naturelles.

il lui fallait se nourrir se vêtir et protéger la structure de son dôme de vie créer pour protéger cette civilisation de « survivants » des rayons cosmiques devenus brulant par la dégradation de la couche d’ozone.

Il lui fallait protéger ses bases des tempêtes et des tsunamis fréquents qui avaient submergés la planète détruisant les humains et peu à peu leur stabilité de vie dans des régions perpétuellement inondées.

Durant les siècles précédents, les gouvernements n’avaient plus le temps, ni de reconstruire, ni de faire des digues, ni de reloger les populations dans d’autres régions plus sécurisées. La surface habitable devint de plus en plus restreinte. La surpopulation des zones plus sécurisantes entraina des élevages intensifs qui propagèrent des virus de plus en plus incontrôlables, ’qu’il fallu gérer en plus de ceux que certains pays belliqueux risquaient de propager au près de leur ennemis pour anéantir leur mode de vie et vouloir imposer le leur.

 

Il fallait donc à la dernière civilisation humaine, des ressources, qu’elle allait chercher « matériellement » dans le temps. Car toutes tentatives de sortir des bulles protectrices de leur méga citée aseptisée étaient vouées à une mort assez rapide.

 

La structure des vaisseaux de voyages inter-temporel avait le pouvoir de se dématérialiser et se matérialiser en peu de temps grâce à des molécules défragmentées exportables au travers de l’espace-temps et restructurées de manières programmées.

Ainsi les expéditions étaient préparées avec le plus grand soin. Il n’était pas question de déranger les humains de l’époque visitée, ni de perdre l’un des siens. Il fallait, éventuellement, faire « rêver » les habitants des époques visitées. Ne pas se mêler directement de leur vie, sous peine de ne pouvoir revenir pour accomplir sa mission, et de mourir anéanti, dans un monde dont il ne pouvait gérer la dangerosité.

L’équipe de Ganaël se chargea, lors d’une belle nuit de juillet du vingtième siècle, de rechercher de l’uranium dans des carrières abandonnées du limousin. Il leur en fallait peu, juste suffisamment pour éclairer et maintenir leurs réserves souterraines de vivres. Il y eu, cette nuit là, quelques fusées de feux d’artifices qui prirent des trajectoires inhabituelles, en prenant de drôle de couleurs, sans éclater nulle part. Les gendarmes dirent que cette nuit là avait due être trop arrosée...

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 18:22

Chapitre 2

 

 

Mébaël savait qu’il était temps pour lui de gagner le droit de voyager dans le temps, quinze ans, la moitié de sa vie. Comme tous les garçons d’Oméga il avait la carrure fluette le corps longiligne la bouche petite, le nez droit et les yeux fendus vers le haut. L’absence de pilosité rendait plus facile le port les combinaisons d’archéotonaute afin de voyager dans le passé.

 

Sa taille fluette, son un mètre soixante dix, obtenus par une longue sélection génétique, garantissaient que ce jeune homme serait un bon géniteur dans six ans lorsque sa propre croissance serait terminée. Alors commencerait pour lui la lente perte de certains de ses atomes qui hélas n’était plus régénérable depuis que la planète ne disposait plus des ressources qui furent les siennes pendant des millénaires.

 

La préoccupation des « adultes » d’Oméga était de chercher des solutions à leurs problèmes en voyageant dans le temps. Ils savaient qu’ils étaient les derniers hommes.

 

En compensation des prélèvements qu’ils faisaient sur les organismes vivants, minéraux, végétaux et animaux les Omégatiens avaient le pouvoir de bonifier les vies de ceux qu’ils estimaient être des « bonshommes ». De par leur transcendance invisible ils pouvaient donner un « coup de pouce » au destin afin d’améliorer le sort des humains du passé. Cette communication avec le « Ciel » donna le génie de quelques grands hommes qui devinrent précurseurs en matière de technologie et de science.

 

Les omégatiens étaient devenus des être supérieurs possédants toutes les techniques inimaginable et toutes les sciences y compris les sciences dites occultes telle que la transmission de pensée. Ainsi parfois l’humanité évoluait vers son destin meilleur en ignorant qu’elle le devait à sa dernière civilisation.

 

Mébaêl pris les commandes de son spatiolabe, ce sarcophage lui permettait de dormir et d’explorer son inconscient, de le diriger dans le temps et l’espace. Les courants qui s’établissaient autour de lui étaient de sa propre puissance, ajoutée à celle de tout son clan : ses congénères qui alliaient leur puissance mentale pour que l’élu du jour réussisse son initiation

 

Le clan de Mébaël était chargé de faire avançait la science à travers le temps ainsi il inspirait les chercheurs de toutes les époques, réunis en écoles ou individuellement.

 

Ils s’étaient indignés de l’hermétisme irrationnel des religions stoïques qui ne donnaient aucune liberté dans la voix de la découverte du corps et de son fonctionnement afin de ne pas perdre autant de vie humaines par ignorance.

 

Eux qui savaient ne pas pouvoir résoudre leur survie à long terme mettaient toutes leurs forces mentales à aider les hommes du passé à être meilleur, plus fraternel. Ils vivaient en clan et aimaient que les hommes soient guidés par l’intelligence et la fraternité. Leur spiritualité s’unissait donc à ceux qui avaient pour étique de défendre la vie sur terre.

 

Ils savaient trop à quel point le mal était toujours beaucoup plus près à servir d’appât aux hommes sur toutes ses formes. Ils savaient que ce mal ensevelirait la planète terre sous un manteau d’immondices qui stériliserait la terre et les océans faisant disparaître petit à petit toutes les espèces sauvages et vivantes au nom de la production industrielle sensée améliorer le sort des hommes à cause de leur nombre croissant.

 

Ils savaient que c’était un faux calcul, la terre était faite pour nourrir douze milliard d’humains à condition de savoir gérer convenablement ses ressources. Ce n’était pas souvent le cas sur la terre. Trop souvent un petit groupe d’homme décidait de la gestion de la survie de beaucoup d’autres et pendant que certains souffraient d’obésité, d’autres mourraient de faim, pour des raisons politiques et économiques déterminées en fonction des équilibres financiers et non des équilibres humains et des ressources naturelles.

 

 

Mébaël faisait brillait son sarcophage, signe qu’il était près au voyage temporel, la puissance de son cerveau utilisée au maximum de ses possibilités, grâce à des techniques de respirations et de concentration tenants compte de toutes les croyances accumulées par l’humanité et éprouvées par la science. Ainsi il savait à quel époque et à quel personne sa pensée allait s’adresser. La plus part du temps les siens s’adressaient aux hommes pendant leur sommeil ainsi l’inconscient était plus réceptif et les Omégatiens ne devaient pas lutter avec le côté fonctionnel et cartésien du cerveau en état de veille.

 

Ainsi ils avaient la puissance de laisser dans le cerveau qui se réveiller un message subliminal qui les prévenait, leur révélait des choses pour lesquelles ils avaient des blocages et les aidaient ainsi à résoudre jour après jour leurs problèmes mais aussi à aller plus loin dans leur recherche spirituelle et scientifique par la détente et la concentration qui pouvait en suivre.

 

Mébaêl fut promu dans la classe des « être de lumière ». Il avait réussi son passage. Transcendant les rêves de léonard de Vinci il lui avait suggéré d’écrire à l’envers tous les détails des machines de guerre que lui commanditaient les généraux de son pays. Léonard était « habité » par l’esprit du bien et « pacifiste » par conséquent il donnait des plans sur lesquels bon nombre de parties n’étaient réalisables qu’à condition de comprendre que toute écriture inversée correspondait à des partis de machines aux plans inversés ainsi il fabriquait des machines de guerre utilisables que par des gens suffisamment intelligents pour comprendre cette « inversion »… et ils n’étaient pas légion.

 

L’adolescent revient à sa vie de veille consciente et verticale en passant par les cinq phases du sommeil et se réveilla en se souvenant de son « contact » avec les félicitations et la bonne humeur de ces compagnons de clan.

 

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:51

Oméga et les Archéotaunotes

 

Chapitre 1

 

Il était une fois une civilisation si parfaite dans son fonctionnement qu’elle dépassait toutes les autres tant en sagesse qu’en technologie. Elle avait atteint l’apogée de ce que l’organisation sociale peut faire de bon pour l’homme sans peur de l’autre. Les hommes avaient enfin abolis la guerre, la cupidité, trouvé entre eux l’harmonie et l’entraide.

 

Ce monde parfait tant rêvé par tous dans le passé semblait enfin réalisé…

Un dôme recouvrait cette si belle culture. Il y régnait toujours une température douce, exempte de virus et de pollens, l’air y était filtré, l’eau y était protégée, préservée. La nature apportait ce que l’homme avait besoin en nourriture, tout était fait pour son équilibre. Plus personne n’était malade, plus personne ne cherchait querelle à autrui, tout semblait être fait pour que ce monde soit paradisiaque.

 

Cependant nous étions vraiment à une grave période de l’humanité. Si Oméga était si parfaite, c’est que le monde autour ne l’était pas du tout. Oméga était protégé par sa puissance, créée pour l’éternité, avec tous les moyens les plus sophistiqués pour cela, réunis dans le but de survivre au chaos.

 

La surpopulation humaine sur terre avait amené leur perte : grandes épidémies, manque d’eau, pollution, disparition de la faune sauvage, créant des déséquilibres irrémédiables sur la planète ne laissant à sa surface que des espèces domestiques, des espèces nourricières et des espèces dégénérées par la consanguinités ou vivants dans des laboratoires de survie des zoos.

 

Les hommes, à force de jouer les apprentis sorciers, avaient tellement créés d’espèces hybrides et clonées, tant au niveau végétal qu’animal, qu’ils avaient perturbés les résistances des différents organismes vivant sur cette planète. Leurs dégénérescences avaient apporté des virus contre lesquels les hommes ne trouvaient pas de vaccins, les organismes étant trop complexes. Les apprentis sorciers montraient leurs limites et la faille, la brèche dans leur belle avancée technologique avait créé le chaos.

 

Oméga était l’univers qu’ils avaient réussi à préservé. Nous étions en l’an trois mil après la naissance de l’homme qui avait donné sa vie pour que cesse les sacrifices humains et animaliers aux dieux, pour que les hommes deviennent plus fraternels.

 

Oméga était le sanctuaire de l’humanité, fait pour l’éternité. Pourtant une course contre la montre était enclenchée. Les humains sans avoir subit directement le clonage ou les croisements pour améliorer l’espèce étaient en train de subir une dégénérescence due à l’atrophie de leurs organes vitaux tant au niveau moteur qu’au niveau sensoriels.

En mille ans, et après avoir subit l’obésité due à l’abondance, ils avaient dû se priver d’eau, la planète se réchauffait, seule les civilisations les plus sophistiquées et les plus, riches étaient capable d’assumer le coût de la désalinisation de l’eau de mer. La nourriture génétiquement modifié avait été à l’origine de la dégradation du système immunitaire aggravant des maladies comme le sida.

Donc, en mille ans, les humains d’Oméga étaient les survivants qui avaient appris à surmonter tous les défauts, tous les pièges de la cupidité humaine et des dérives du libéralisme avancé et cupide ayant pour seul projet la consommation pour tous.

 

Les survivants d’Oméga étaient unis, fraternels, intelligents, au-delà de tout, ayant de par leur présence au sein même de cette dernière communauté humaine acquis des pouvoirs spirituels et technologiques inimaginables mille ans plus tôt.

 

Le problème de ses habitants était leur longévité, leurs atrophies physiques ne leur permettaient pas de vivre au-delà de trente cinq ou quarante ans. Ils avaient une vue qui ne leur permettait pas de voir loin et portaient des verres de contacts en permanence. A force de vivre assis et en ville, ils avaient les muscles atrophiés et cela les rendait très vite handicapés moteurs. Ils ne se déplaçaient plus qu’en fauteuil roulant et en voiture dès l’âge de trente ans.

 

Oméga pouvait se réjouir de sa suprématie technologique et spirituelle mais souffrait de la perte de ce qui faisait le fondement même de sa vérité physiologique et cherchait comment survivre.

Etre positif afin de ne pas perdre l’espoir.

 

Afin d’entretenir sa connaissance, elle inventa un ordinateur qui serait la mémoire de l’humanité et il fut créé afin de survivre à leur propre disparition éventuelle.

Il avait emmagasiné tout le savoir, toutes les croyances toutes les traditions et les langages, toutes les données connues et préservées sur la terre et les civilisations.

Ce fut la création du muséum-ordinateur. Mais bien plus qu’un musée, cet ordinateur avait atteint le pouvoir suprême.

Ce pouvoir, seuls les enfants étaient capables de l’assumer. Ils s’appelaient les archéotaunotes.

De par leur état physique en devenir et non encore endommagé, les voyages dans le temps leur étaient permis. Ils avaient le pouvoir par la pensée, la spiritualité et la transmission de pensée de changer les choses dans l’époque visitée.

 

Leur mission : transmettre leur pouvoir à tout être réceptif et selon les circonstances, mais ne pas rester dans l’époque, cela créerait une distorsion temporelle néfaste aux enfants engagés dans cette quête.

 

Ils avaient besoin aussi de revenir pour se reproduire et apporter des connaissances à l’ordinateur-muséum et à leurs ainés.

 

C’est ainsi qu’au travers les siècles et les civilisations humaines nous avons toujours regardé vers le ciel à la recherche d’une vérité cosmique d’un mieux être d’au-delà de la mort d’au-delà de la terre…Et si c’était juste un au-delà du temps ?

 

 

 

 

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:54

Quête de lumière

Dans ce grand désert

De nuit et de bruit

Un peu de silence

N’est pas la dépense

D’une solitude

Oh ! Douce habitude

Loin des certitudes

Assénées…

Garder une petite flamme

Une petite âme

A protéger

Garder un peu d’espoir

Dans ce miroir

Dans ce couloir

De condamnés

Garder l’amour encore

Contre le sort

Et les stentors

Qui nous mutilent

Qui nous bousillent

Garder une part d’humanité…

Notre humanité.

1er décembre 2016 YZA

 

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